Tempête Alex: pourquoi parle-t-on d'une "bombe météorologique"?

L'oeil de la tempête Alex sur la Bretagne. - BFMTV
Le vent a soufflé très fort cette nuit en Bretagne. La tempête Alex a emmené dans son sillage des rafales records qui ont atteint les 186 km/h à Belle-Île-en-Mer, 157 km/h à Groix et 135 km/h à Sarzeau. À 5 heures du matin, 80.000 personnes étaient privées d'électricité dans le département du sud de la Bretagne.
Une tempête formée dans le nord de l'Atlantique qui s'apparente à une véritable "bombe météorologique". Dans cette discipline, est considéré comme une "bombe météorologique" une chute de pression d'au moins 24 hectopascals (hPa), ce qui a été le cas pour Alex.
Chute brutale de la pression
"Les pressions actuelles (constatées jeudi après-midi, NDLR) si vous habitez notamment en Bretagne ou sur le Morbihan, sont de l'ordre de 1004 hPa. Et dans douze heures, au milieu de la nuit, ces pressions seront de l'ordre de 964 hectopascal. Donc une chute vertigineuse de la pression de 40 hPa en 12 heures. C'est très important, ça indique que la dépression se creuse rapidement et surtout que sa vitesse de progression est vraiment très rapide", indiquait Pascal Scaviner, chef du service prévisions de La Chaîne Météo dans une vidéo mise en ligne jeudi après-midi.
Selon LCI, ce genre de phénomène météorologique intense est assez rare. En Bretagne, la dernière dépression comparable à Alex s'est produite en 2017, avec la tempête Zeus qui s'était abattue sur le Finistère et le Morbihan, rappelle la chaîne de télévision.











