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"Il n'y a pas une grappe récoltable": des bénévoles viennent en aide aux vignerons victimes de la grêle

BFM Maxime Meunier et Candice Antiga
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Des bénévoles sont venus en aide à des vignerons des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques qui ont vu leurs parcelles ravagées par la grêle début mai. Leur mission? Tailler les vignes pour sauver les récoltes de l'année prochaine.

Des vignes ravagées. Après les orages de grêle qui ont touché les départements des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques le samedi 3 mai dernier, les vignerons constatent l'ampleur des dégâts et tentent tant bien que mal de sauver leurs parcelles.

"15 minutes de grêle, de taille de balles de ping-pong, c'est vraiment énorme. En quelques minutes, la grêle a ravagé toute la parcelle", constate au micro de BFMTV Nicolas Tortigue, viticulteur à Crouseilles.

"On se retrouve en 2025 avec plus de raisin, il n'y a pas une grappe récoltable", ajoute-t-il.

"On n'a jamais vu ça"

Face à l'ampleur des dégâts, les viticulteurs doivent tailler en urgence. Non pas pour sauver les récoltes déjà perdues cette année, mais pour sauver celles de 2026.

"On essaye de couper pour que ces bourgeons-là donnent des ramifications pour l'année prochaine", explique Nicolas Tortigue. Pour ne pas affronter cette tâche seule, le viticulteur a lancé un appel à la solidarité. Une centaine de bénévoles ont répondu présent.

"On n'a jamais vu ça quoi, c'est bien de venir les aider, moi, j'ai été un peu touché", commente l'un deux.

"Je trouvais que je pouvais venir faire ma part en venant aider un petit peu", abonde une autre bénévole.

"Depuis 2021, il y a beaucoup d’accidents météorologiques"

À Madiran, la Maison des Vin, qui a perdu un quart de sa récolte, a elle aussi bénéficié de cette solidarité. Grâce aux bénévoles, ils espèrent avoir sauvé plus de 200 hectares en vue de la prochaine récolte.

"Depuis 2021, il y a beaucoup d’accidents météorologiques. C’est compliqué pour de nombreux viticulteurs", déplore Manon Bernard, chargée du suivi technique à la maison des vins Madiran et Pacherenc du Vic-Bilh auprès de La Dépêche du Midi.

Le président de la Maison des Vins, Denis Degach, dit également craindre à BFMTV que ces difficultés ne se répercutent sur l'attractivité de la profession.

"On veut essayer sur ce territoire de donner envie à des jeunes de reprendre des vignes et de s'installer, mais pour ça, il faut que ça puisse être viable économiquement", assure-t-il.