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"Plus le temps d'attendre": Amine Kessaci justifie son choix de rejoindre la liste de Benoît Payan à Marseille

BFM Marseille Mathias Fleury
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Invité de BFM Marseille Provence ce mardi 27 janvier, le militant anti-narcotrafic Amine Kessaci a justifié son ralliement à la liste du Printemps Marseillais pour les élections municipales.

Plus question d'"attendre", pour Amine Kessaci. Le militant anti-narcotrafic marseillais a annoncé son ralliement auprès de Benoît Payan pour les élections municipales dans la cité phocéenne, ce lundi 26 janvier.

Une vie marquée par le narcotrafic

Invité de BFM Marseille Provence ce mardi, le jeune homme a résumé en une phrase les raisons qui l'ont poussé à s'engager: "nous n'avons plus le temps d'attendre", a-t-il estimé, évoquant les "familles de victimes du narcotrafic".

"Il y a besoin de structurer, il y a besoin d'actions concrètes", a-t-il poursuivi. Face à la montée du Rassemblement national mené par Franck Allisio, au coude-à-coude au premier tour dans les sondages avec le maire sortant, Amine Kessaci juge que "ceux qui aiment Marseille" doivent "se mobiliser".

Le militant, qui a créé l'association Conscience, s'est engagé contre le narcotrafic à Marseille à la suite de la mort de son premier frère Brahim en 2020, dont le corps avait été retrouvé calciné dans un véhicule.

L'engagement d'Amine Kessaci, placé sous protection policière, lui a valu de nombreuses menaces. En octobre dernier, c'est son petit frère Mehdi qui a été abattu par balles à Marseille, créant une onde de choc dans la cité phocéenne. La piste d'un "assassinat d'avertissement" est évoquée.

Questionné sur un éventuel futur rôle d'adjoint dédié à la lutte contre le narcotrafic, Amine Kessaci a rappelé qu'il n'était pour l'instant qu'un "candidat" et qu'il n'avait pas abordé la question des "délégations" avec Benoît Payan.

"Mobiliser les forces vives des quartiers populaires"

"Je suis là pour mobiliser les forces vives des quartiers populaires", a-t-il affirmé au micro de BFM Marseille Provence. Il cite notamment "le relogement des familles de victimes" du narcotrafic et "la continuité du retour du service public" comme priorités.

"La question du narcotrafic doit être un enjeu majeur de cette campagne des municipales et elle doit l'être aux présidentielles", insiste Amine Kessaci.

Ce dernier a aussi récemment évoqué le lancement d'une "association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic". Sur le plateau de BFM Marseille Provence, il évoque notamment les villes de Lyon ou de Saint-Denis.

Le militant juge que "la lutte" contre le trafic de drogue ne peut pas se baser "uniquement avec des moyens répressifs". Selon lui, elle doit être réalisée notamment "avec la police de proximité", parallèlement à une "politique sociale ambitieuse" et à "la question de la dignité et du logement".

Concernant le bilan sécuritaire de Benoît Payan à Marseille, Amine Kessaci salue une "réponse globale", à travers "un travail sur les écoles", "une action sur les centres sociaux et la politique de la ville", selon lui.