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Municipales à Marseille: Martine Vassal écarte la possibilité d'une "alliance d'appareils" avec le RN mais ne "s'interdit de parler à personne"

BFM Marseille Mathias Fleury
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Martine Vassal, candidate de la droite et du centre à la mairie de Marseille, est revenue sur un potentiel accord avec le RN lors du second tour des élections municipales. Elle écarte la possibilité d'une "alliance d'appareils", mais affirme également qu'elle ne "s'interdit de parler à personne".

Au lendemain de la polémique concernant son interview sur Sud Radio, lors de laquelle elle n'excluait pas clairement une potentielle alliance avec le RN au second tour des élections municipales, Martine Vassal était l'invitée de BFMTV ce mardi 2 décembre.

"Pas d'alliance d'appareil" a martelé la candidate à la mairie de Marseille. La veille, elle avait éludé la question concernant un accord d'entre-deux tours avec l'extrême-droite sur Sud Radio, malgré plusieurs relances. "On verra à ce moment-là", avait-elle rétorqué.

"Je ne m'interdis de parler à personne"

"C'est une fake-news" a estimé la candidate à la mairie de Marseille, qui a qualifié Franck Allisio, tête de liste du RN et député des Bouches-du-Rhône, d'"amateur".

"Quand vous voulez être maire (...), vous parlez à tout le monde" répond cependant Martine Vassal lorsqu'elle est questionnée sur un potentiel soutien de la liste du RN à la sienne au second tour. "Je ne m'interdis de parler à personne", a-t-elle poursuivi.

Interrogée également sur la possibilité d'accueillir des membres de la liste de Franck Alisio, ou de rejoindre la sienne selon le resultat du premier tour, Martine Vassal n'a pas écarté cette possibilité.

"On n'est pas sur une question de partis", a-t-elle notamment répondu, qualifiant cette éventualité de "politique fiction vue de Paris".

L'élue estime qu'"on confond le national et le local"

La présidente de la métropole Aix-Marseille Provence estime que "trois blocs" seront présents au premier tour de l'élection municipale marseillaise. "Le bloc de l'extrême gauche avec Benoît Payan et La France Insoumise (...) et le bloc de l'extrême droite, avec des amateurs", affirme-t-elle.

Martine Vassal assure que sa candidature réunit des "écologistes raisonnables jusqu'à la droite affirmée". Elle considère être "la seule alternative qui fera avancer Marseille".

Selon la candidate investie par Les Républicains, Renaissance et Horizons, "on confond le national et le local". Elle affirme que "l'important, c'est le quotidien des Marseillaises et des Marseillais".

Au mois de février, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône avait déjà déclaré "avec le RN, quand on parle de sécurité ou d’immigration, il y a des valeurs sur lesquelles on se retrouve" auprès de La Provence.

De nombreuses réactions

L'interview de Martine Vassal sur Sud Radio ce lundi a suscité la réaction de nombreux élus, dont le maire de Marseille Benoît Payan. "J'ai honte pour Marseille et pour les Marseillais", déclarait l'élu sur X, estimant que sa concurente était "prête à s'allier au RN pour espérer exister et garder sa place".

Sabrina Agresti-Roubache, ancienne secrétaire d'État et ex-députée des Bouches-du-Rhône (Renaissance), avait fait part de sa "colère", de sa "honte" et de son "incompréhension totale" auprès de Marseille Infos.

Le parti présidentiel avait également communiqué, réaffirmant qu'"aucune discussion, aucun accord, aucune alliance n'a et n'aura lieu" avec le parti présidé par Jordan Bardella.

La candidate de la droite et du centre avait rapidement réagi, affirmant avoir "combattu les extrêmes" tout au long de sa "vie politique". "Je suis une femme! Je suis de droite et du centre! Et je suis responsable", avait-elle poursuivi.

Déjà candidate lors des élections municipales 2020, Martine Vassal avait terminé en deuxième position au premier (22,32%) et au second tour (30,75%). Elle avait cependant été réélue présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence quelques semaines plus tard.