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Un smiley taillé sur le dos: une rivalité amoureuse à l'origine de la séquestration et la torture d'une adolescente près de Lyon

BFM Lyon Mélanie Bertrand, Marie Gentric avec Ilyana Hamiti
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De fortes tensions amoureuses sont à l'origine de la torture et de la séquestration de l'adolescente âgée de 15 ans, retrouvée en pleine rue à Oullins-Pierre-Bénite, dans la nuit du 25 au 26 janvier.

De fortes tensions amoureuses qui mènent à l'horreur. Le mobile de la séquestration et de la torture de l'adolescente âgée de 15 ans, dans la nuit du 25 au 26 janvier à Oullins-Pierre-Bénite repose sur une rivalité amoureuse entre trois personnes, a appris BFMTV selon une source proche de l'enquête.

La victime, Julie* (le prénom a été modifié, NDLR), qui réside dans un foyer d'Annecy a rencontré une autre jeune fille, Eva*, quasiment du même âge, au printemps 2025.

Julie commence une relation amoureuse avec un jeune homme de 17 ans. Dans la foulée, l'homme rencontre Eva, et se met finalement en couple avec elle. Face à cette situation de triangle amoureux, de fortes tensions apparaissent: de la jalousie et de la rivalité s'installent notamment entre les deux adolescentes.

Dimanche, Julie fugue du foyer où elle habite. Elle est récupérée par son ex-petit-ami et est conduite dans un appartement d'Oullins-Pierre-Bénite.

Un smiley taillé sur le dos de la victime

Dans cet appartement ainsi qu'au sous-sol du bâtiment, Julie va être violentée par Eva, le jeune homme qui l'a ramenée sur place, ainsi que deux autres jeunes filles mineures. Les agresseurs ont notamment taillé un smiley sur le dos de leur victime. Elle a aussi reçu des coups de couteau à la cuisse, et a été aspergée avec de la poudre d'un extincteur sur son corps.

Des vidéos des actes de torture ont aussi été retrouvées sur le téléphone des agresseurs. Julie parviendra finalement à s'échapper de ses agresseurs et sera retrouvée ensanglantée par des passants.

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Au total, cinq jeunes ont été interpellés. Les quatre mineurs ont été mis en examen pour "arrestation", "enlèvement", "séquestration ou détention arbitraire avec torture ou acte de barbarie et extorsion avec arme", a indiqué le parquet de Lyon auprès de BFMTV. Parmi les suspects mineurs, il y a deux adolescentes de 14 ans, une de 17 ans et un adolescent de 17 ans.

Le dernier jeune, majeur de 19 ans, a quant à lui été mis en examen pour "complicité d’arrestation", "enlèvement", "séquestration ou détention arbitraire avec torture ou acte de barbarie" et de "recel de bien provenant d’un crime ou d’un délit".

La mère d'une suspecte évoque "l’effet de groupe"

Contactée pas BFMTV, la mère d'une suspecte raconte que c'est une "histoire de cul" et une "jalousie amoureuse". Selon elle, Eva était donc jalouse de Julie. "Elles ont été manipulées", selon la mère qui évoque "l’effet de groupe".

Très choquée et en colère contre sa fille, la mère estime que son enfant "n’avait aucune raison de faire ça". Elle dit ainsi espérer que sa fille passe du temps derrière les barreaux.

"J’espère que ce n’est pas une prison de bisnounours (...) je ne vais même pas lui amener une culotte" en prison, assure la mère qui a par ailleurs également refusé de visionner les vidéos qui ont été faites pendant la torture.

Lorsqu'elle a vu sa fille, la mère indique qu'elle n’osait même pas la regarder dans les yeux. "Elle regardait en bas, elle m’a dit je regrette tellement", rapporte la mère.

La mère indique qu'elle n’était pas à l'aise avec les fréquentations de sa fille. Elle l’avait déjà vue avec des gens qui ne lui inspiraient pas confiance, ce qui provoquait des tensions. La mère affirme cependant qu'elle n'avait jamais entendu parler d'Eva et de son copain, car elle était absente en raison de son travail à cette période.