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Lyon 2: la région réclame une mission d'inspection sur les "dérives préoccupantes" au sein de l'université

BFM Lyon Alixan Lavorel
Fabrice Balanche, maître de conférence à l'université Lyon 2, a été insulté lors de l'interruption d'un de ses cours le 1er avril 2025.

Fabrice Balanche, maître de conférence à l'université Lyon 2, a été insulté lors de l'interruption d'un de ses cours le 1er avril 2025. - BFMTV

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Fabrice Balanche, maître de conférence à l'université Lyon 2, a été insulté lors de l'interruption d'un de ses cours le 1er avril dernier. Ce jeudi 17 avril, le président de la région et on prédecesseur Laurent Wauquiez dénoncent la réaction de la présidente de l'Université qui "cède une nouvelle fois devant I'extrême gauche".

"Ce n'est pas à l'université de baisser les bras face à ceux qui s'en prennent aux valeurs de la République". À Lyon, le feuilleton se poursuit deux semaines après l'interruption d'un cours à Lyon 2 par un groupe d'étudiants, ayant fait irruption sur le campus de la porte des Alpes le 1er avril dernier.

Cette fois, c'est au tour de la région Auvergne-Rhône-Alpes, par la voix de son président (LR) Fabrice Pannekoucke et son prédécesseur Laurent Wauquiez, de relancer l'affaire ce jeudi 17 avril en demandant une "mission d'inspection indépendante".

Une prise de position "choquante"

Après avoir rappelé dans les colonnes de Tribune de Lyon son soutien au professeur visé Fabrice Balanche ce mercredi, la présidente de Lyon 2, Isabelle von Bueltzingsloewen, a dit regretter "l’emballement médiatique disproportionné" de l'affaire ainsi que des "paroles affligeantes, complotistes et délétères pour l’université" venant de la part de l'enseignant.

Des déclarations, qui ont provoqué l'ire des deux élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes dénonçant ce jeudi dans un communiqué "la réaction inadmissible de la présidente".

"Après avoir octroyé un amphithéâtre à des militants, les avoir laissés bloquer le campus Porte des Alpes de Bron, annulé des examens pour ne pas pénaliser les étudiants qui manifestent ou encore laissé les tags pro-palestiniens recouvrir les murs de son université, la présidente de l'université cède une nouvelle fois devant I'extrême gauche", accusent les élus LR.

Face à ce qu'ils considèrent comme une prise de position "choquante", soulevant "de très graves questions sur l'état de la liberté d'expression dans I'enceinte même de I'université", Fabrice Pannekoucke et prédécesseur Laurent Wauquiez réclament le lancement d'une mission d'inspection indépendante "sur les dérives préoccupantes ayant lieu au sein de l'université Lyon-2".

Une action d'un collectif

Il y a deux semaines, une action avait été menée sur le campus de la porte des Alpes par une quinzaine de personnes masquées, qui reprochaient vraisemblablement au chercheur de s'être prononcé en faveur de l'interdiction d'une initiative étudiante qui consistait à une rupture du jeûne du ramadan avec un repas collectif.

À l'origine de cette initiative, un collectif qui occupait depuis plusieurs semaines sans autorisation une salle de cours sur le campus de Bron. Le géographe Fabrice Balanche avait publiquement dénoncé les agissements du collectif qui ne respectaient selon lui pas le principe de laïcité à l'université.

Le collectif avait alors fait irruption dans son cours. "Ils m'ont accusé d'être pro-Assad, d'être sioniste...", avait raconté l'enseignant à BFMTV. L'enseignant-chercheur était alors parti de l'amphithéâtre sous les quolibets. Quelques jours plus tard, il avait annoncé sur BFMTV son intention de porter plainte.