Guerre en Ukraine: Kiev rejette l'ultimatum russe de capituler à Marioupol

Des membres des Forces de défense territoriales ukrainiennes pointent leurs armes vers un éventuel drone près d'un immeuble résidentiel touché par les débris d'une roquette, à Kiev le 20 mars 2022 - FADEL SENNA © 2019 AFP
"Il n'est pas question de parler de reddition ou de déposer les armes. Nous en avons déjà informé la partie russe", a déclaré ce dimanche Iryna Verechtchouk au journal Ukrayinskaya Pravda. "C'est une manipulation délibérée et une véritable prise d'otage", a-t-elle ajouté à propos de la demande.
Le ministère de la Défense russe avait appelé l'Ukraine à "déposer ses armes" et exigé une "réponse écrite" à son ultimatum avant lundi 5 heures, au nom de la sauvegarde des habitants et des infrastructures de la ville de Marioupol.
"Les occupants continuent à se comporter comme des terroristes"
"Déposez les armes", avait lancé Mikhail Mizintsev, directeur du Centre national russe de gestion de la défense. "Une terrible catastrophe humanitaire s'est développée (...) Tous ceux qui déposent leurs armes ont la garantie de pouvoir quitter Marioupol en toute sécurité".
Selon Mikhail Mizintsev, la Russie et l'Ukraine ont convenu d'un itinéraire permettant aux habitants de Marioupol de se rendre sur le territoire contrôlé par Kiev le 21 mars. "A partir de 10 heures, heure de Moscou (...) la Russie ouvre des corridors humanitaires depuis Marioupol vers l'Est, et en accord avec la partie ukrainienne, vers l'Ouest", a-t-il détaillé.
"Les occupants continuent à se comporter comme des terroristes", a répliqué Iryna Verechtchouk sur Telegram. "Ils disent qu'ils sont d'accord (pour instaurer un) corridor humanitaire et le matin, ils bombardent le lieu d'évacuation. Le gouvernement fait tout ce qui est possible. La chose la plus importante pour nous est de sauver la vie et la santé de nos citoyens"
Selon les autorités locales, les soldats russes ont transporté de force autour de 1.000 habitants vers la Russie, les privant de leur passeport ukrainien - un possible crime de guerre













