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Volodymyr Zelensky affirme n'avoir "pas reçu de réponse claire" de ses alliés européens sur leur action en cas de nouvelle attaque russe

BFM I.H avec AFP
Volodymyr Zelensky à Londres le 8 décembre 2025

Volodymyr Zelensky à Londres le 8 décembre 2025 - Photo par CHRIS J RATCLIFFE / AFP

Le président ukrainien a toutefois déclaré voir une "volonté politique" des alliés de l'Ukraine de lui fournir des "garanties de sécurité solides", au lendemain d'un sommet à Paris.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé ce mercredi 7 janvier n'avoir "pas reçu de réponse claire" de la part de ses alliés européens sur la manière dont ils réagiraient concrètement en cas de nouvelle attaque russe contre l'Ukraine après la fin de la guerre.

"C'est une question très difficile (...). Et c'est exactement la question que j'ai posée à tous nos partenaires. Jusqu'à présent, je n'ai pas reçu de réponse claire et sans équivoque", a déclaré aux journalistes Volodymyr Zelensky, au lendemain d'un sommet à Paris à l'issue duquel Kiev s'est vu promettre des garanties de sécurité de la part des Occidentaux.

Il a dit voir une "volonté politique" des alliés de l'Ukraine de lui fournir des "garanties de sécurité solides", mais a plaidé pour que ces garanties soient juridiquement contraignantes et "soutenues par les Parlements, soutenues par le Congrès américain".

800.000 hommes estimés pour assurer la sécurité de l'Ukraine

Volodymyr Zelensky a aussi estimé que l'Ukraine devait maintenir pour assurer sa sécurité une armée forte de 800.000 hommes, soit deux fois plus que les armées française et britannique combinées, et "dotée d'armes adéquates".

"Il est important que nous nous efforcions de garantir le financement de tout cela", a poursuivi le président ukrainien, dont le pays dépend désormais en grande partie du soutien financier et militaire européen.

À l'issue du sommet de Paris mardi, les 35 pays membres de la "Coalition des volontaires", essentiellement européens, se sont accordés pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à la surveillance d'un potentiel cessez-le-feu sous "leadership" américain, une fois conclu un hypothétique accord avec la Russie.

La Russie a rejeté à de multiples reprises par le passé tout déploiement de forces occidentales en Ukraine, ce qu'elle considère comme une ligne rouge.