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Otan, territoires ukrainiens… Les visions de Moscou et de Donald Trump sont "conformes" selon le Kremlin

BFM JMA avec AFP
Le drapeau russe flottant devant un des tours du Kremlin à Moscou (Russie) le 26 février 2022.

Le drapeau russe flottant devant un des tours du Kremlin à Moscou (Russie) le 26 février 2022. - Photo par ALEXANDER NEMENOV / AFP

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé ce mercredi 10 décembre que les récentes déclarations de Donald Trump sur l'Ukraine sont "conformes" à la vision de Moscou.

Le Kremlin a salué ce mercredi 10 décembre les dernières déclarations du président américain Donald Trump qui a notamment soutenu, dans un entretien au site Politico, que la Russie avait "toujours eu" l'avantage militaire sur le front en Ukraine.

"À bien des égards, concernant une adhésion à l'Otan, les territoires, concernant le fait que l'Ukraine perd du terrain, c'est conforme à notre compréhension. À bien des égards, le président Trump a abordé les causes profondes du conflit", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Selon Dmitri Peskov, cet entretien du dirigeant américain, publié ce mardi, est "très important".

Donald Trump y soutient que la Russie, car elle est "bien plus grande" et "plus forte" que l'Ukraine, bénéficie d'une position de négociation supérieure dans les pourparlers visant à mettre fin aux combats.

"De façon générale, c'est la taille qui l'emporte", a dit Donald Trump, en répétant qu'il ne souhaitait pas que Kiev rejoigne l'Otan, tout en affirmant que l'armée ukrainienne méritait "un immense respect" pour sa résistance.

Questions territoriales

Le dirigeant américain estime également que l'Ukraine, qui "a perdu beaucoup de territoires" depuis l'attaque russe à grande échelle lancée en 2022, devrait organiser des élections, accusant Kiev d'"utiliser la guerre" pour s'en abstenir.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réagi en disant être "prêt" à organiser une présidentielle à condition que ses alliés puissent garantir la sécurité du scrutin, alors que des bombardements russes ravagent quotidiennement le pays. Mais la loi martiale, en vigueur en Ukraine depuis 2022, interdit l'organisation de scrutins dans de telles circonstances.

Le président américain, qui souffle le chaud et le froid dans ses relations avec son homologue ukrainien, l'avait dernièrement également accusé de ne "pas avoir lu" les dernières propositions de Washington pour trouver une issue diplomatique au conflit.

Le plan de Washington prévoyait initialement que l'Ukraine cède des territoires non occupés par la Russie, une possibilité rejetée par Kiev.