Le département d'État américain dément toute ingérence dans le procès des assistants parlementaires du RN
Donald Trump, le lundi 22 décembre 2025. - Photo par ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP
Le département d'État américain a démenti, ce jeudi 8 janvier, les accusations selon lesquelles l'administration Trump envisagerait des sanctions contre les juges du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars dernier.
"Sachez que cette fausse information circule en France, c'est pourquoi j'ai pensé qu'il était de mon devoir de contribuer à contrer la 'désinformation' étrangère: la prétendue fuite est ancienne et fausse", a écrit sur X Sarah B. Roger, sous-secrétaire d'État des États-Unis.
Ces informations, relayées par un hebdomadaire allemand Der Spiegel, avaient conduit le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a mettre en garde les magistrats contre une éventuelle "ingérence inacceptable et intolérable"
"Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, ils constitueraient une ingérence inacceptable et intolérable dans les affaires internes de notre pays qui devrait provoquer la réprobation des pouvoirs publics", a prévenu le président du tribunal judiciaire de Paris, mardi, une semaine tout juste avant l'ouverture du procès le 13 janvier.
Le RN "reste vigilant"
Pour le RN, cette prise de parole a résonné "comme l'accréditation d'une fake news", basée sur "une information extrêmement douteuse, donnée de façon anecdotique" et "au conditionnel". Dénonçant au passage "la presse française" qui a repris ces révélations "sans mesure et non sans malveillance", le parti a dit craindre "que de tels propos puissent apparaitre comme une pression inadmissible sur les magistrats d'appel, sur la base d'un ragot colporté par un média hostile".
Le RN a assuré en outre qu'il "reste vigilant à toute mise en cause ou pression s'exerçant de manière inacceptable sur l'institution judiciaire", alors que Marine Le Pen et douze autres prévenus doivent comparaître devant la cour d'appel jusqu'au 12 février.
La cheffe de file de l'extrême droite française, ainsi que le Rassemblement national en tant que personne morale et onze autre prévenus doivent être jugés par la cour d'appel de Paris à partir de mardi prochain, soupçonnés d'avoir détourné l'argent du Parlement européen au seul profit du parti.












