"On n'a rien à voir avec cette histoire": Donald Trump affirme que la guerre en Ukraine doit être réglée par l'Otan

Le chemin libre pour Vladimir Poutine? Donald Trump a pris la parole à Davos ce mercredi 21 janvier, et a fait allusion à l'Ukraine. Alors qu'il dénonçait "l'ingratitude" des pays membres de l'Otan, il a affirmé que c'était aux pays européens de régler le conflit entre Moscou et Kiev.
"C'est à eux de travailler sur le sujet, nous sommes très loin de ce conflit, nous avons un très bel océan qui nous sépare. On n'a rien à voir avec cette affaire", a lâché le pensionnaire de la Maison Blanche.
"Qu'est-ce que les États-Unis retirent de tout ce travail, de tout cet argent, autre que mort, destruction et des sommes d'argent colossales qui vont vers des gens qui n'apprécient pas ce que nous faisons? Ils n'apprécient pas ce qu'on fait, je parle de l'Otan, je parle de l'Europe", a ajouté le chef d'État américain. "C'est aux Nations unies qui devraient s'en occuper, mais on va s'en occuper, pour sauver des millions de vies", a précisé plus tard le locataire de la Maison Blanche, qui a évoqué "une haine incroyable entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky".
Des infrastructures énergétiques frappées massivement
Pour autant, il a annoncé qu'il allait rencontrer Volodymyr Zelensky à Davos dans la foulée de son discours, pensant que ce dernier se trouvait "peut-être dans la salle en ce moment". Problème, la présidence ukrainienne a indiqué qu'il se trouvait "à Kiev" et non en Suisse. Volodymyr Zelensky avait justement affirmé la veille être "inquiet" que l'attention internationale se détourne du conflit en Ukraine à cause des tensions entre l'Europe et les États-Unis sur la question du Groenland.
S'il se dit "relativement proche" d'un accord, tout en évoquant "un équilibre difficile à trouver", Donald Trump juge que ses homologues ukrainien et russe seraient "stupides" de ne pas se mettre d'accord.
Sur le terrain, la Russie pilonne les infrastructures énergétiques de l'Ukraine, qui connaît des températures très basses cet hiver, plongeant la population dans l'obscurité et le froid.
"Ce matin, environ 4.000 immeubles à Kiev étaient encore privés de chauffage et près de 60% de la capitale était sans électricité", a déclaré le chef de l'Etat ukrainien sur les réseaux sociaux. Selon lui, la situation reste également difficile dans les régions de Soumy et de Tchernigiv (nord), de Dnipro (centre) et de Kharkiv (nord-est).
Berlin a qualifié mercredi de "crimes de guerre" les attaques russes contre des cibles civiles et énergétiques en Ukraine, accusant le président russe Vladimir Poutine d'utiliser "le froid comme arme".












