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"L'argent sera contrôlé par moi": Trump affirme que le Venezuela "va remettre" jusqu'à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis (la présidente vénézuélienne grince des dents)

BFM Business MC avec AFP
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Le président américain a assuré que "les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole". "Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela", a pourtant déclaré sa présidente par intérim, Delcy Rodriguez.

Donald Trump a déclaré mardi 6 janvier que le Venezuela allait "remettre" jusqu'à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, en affirmant qu'il contrôlera les revenus générés en tant que président américain.

"Je suis ravi d'annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité", a affirmé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

"Ce pétrole sera vendu au prix du marché et l'argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu'il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis", a-t-il ajouté.

"Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela", a pourtant lancé mardi sa présidente par intérim, Delcy Rodriguez, au premier jour de son mandat après l'enlèvement du chef de l'Etat Nicolas Maduro à Caracas sur ordre de Donald Trump.

"Le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d'autre"

"Le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d'autre", a-t-elle assuré, en réponse aux déclarations des derniers jours de Donald Trump, qui a affirmé que Washington était "aux commandes" et que Mme Rodriguez "paierait plus cher que Maduro" si elle ne faisait pas "ce qu'il faut".

La veille, la dirigeante de 56 ans avait prêté serment devant le Parlement, prenant la tête d'un gouvernement qui compte toujours dans ses rangs le ministre de l'Intérieur et tenant d'une ligne dure, Diosdado Cabello, ainsi que le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez.

Après des mois de frappes sur des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue, les Américains se sont emparés samedi de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans. Tous deux doivent répondre de quatre chefs d'accusation, dont celui de "narcoterrorisme". Ils ont plaidé non coupables lundi lors d'une première audience devant un tribunal fédéral à New York. Maduro va rester incarcéré dans cette ville et comparaîtra à nouveau le 17 mars.

L'ONU a averti mardi que cette intervention, présentée par les Etats-Unis comme une opération de police, avait "sapé un principe fondamental du droit international".