Cela pourrait affecter 20 pays, plus de 5.600 salariés, dont 1.650 en France: ArcelorMittal envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support

ArcelorMittal Europe, qui avait déjà annoncé au printemps dernier une première vague de délocalisations, "étudie la possibilité d'étendre son projet de transformation des fonctions support afin d'optimiser et de standardiser les activités actuellement dispersées sur de nombreux sites en Europe", a indiqué le groupe dans une déclaration transmise à l'AFP.
La suite du processus, qui ne concerne pas les métiers de production de l'acier, va affecter "potentiellement (...) 20 pays européens et plus de 5.600 salariés, dont 1.650 pour la France", le périmètre concerné, a indiqué à l'AFP Jean-Luc Ruffin, secrétaire du CEE, qui souligne que cela ne signifie pas qu'"il n'y aura pas obligatoirement 1.650 suppressions d'emplois en France".
"Sur la première vague, le périmètre, c'était un peu plus de 4.000 emplois et il y a eu 1.400 suppressions d'emplois" effectivement délocalisés, a-t-il rappelé, indiquant que ce premier plan était "toujours en cours".
Recours à l'intelligence artificielle
Ce nouveau projet concerne notamment "le personnel informatique (maintenance des systèmes, cybersécurité, support applicatif, infrastructures) et "les prestataires en ingénierie, services, logistique, consultance et maintenance", a précisé le CEE dans un communiqué.
Il demande "l'arrêt immédiat de toute nouvelle délocalisation tant que les plans en cours ne sont pas clôturés et évalués".
"La création d'un pôle de services aux entreprises en Inde et l'expansion de son centre d'excellence en Pologne contribueront à l'élaboration d'un modèle économique durable pour ArcelorMittal Europe", a ajouté le groupe, qui souhaite "aligner les performances de l'entreprise sur celles des autres grands groupes", notamment en ayant recours à l'intelligence artificielle.
"Cette décision constitue une nouvelle attaque frontale contre les travailleurs européens, sans bilan, sans évaluation et sans considération pour les conséquences humaines, sociales et industrielles", a déploré le CEE d'ArcerlorMittal.











