Face au rétropédalage soudain de Donald Trump sur ses menaces douanières, l'UE abandonne pour l'instant l'idée d'activer l'instrument anti-coercition contre les États-Unis

Les préparations en vue d'activer l'instrument anti-coercition de l'Union européenne ne sont plus d'actualité pour le moment, a déclaré jeudi une source diplomatique à l'agence Reuters, alors que le président américain Donald Trump est brusquement revenu sur ses menaces d'imposer des droits de douane comme levier pour s'emparer du Groenland.
"La préparation prévue de mesures anti-coercitives (ACI) est pour l'instant abandonnée", a déclaré le diplomate. Les Européens avaient indiqué en début de semaine envisager d'activer l'instrument anti-coercition (ACI) qui permet de restreindre les investissements et de limiter les exportations de services tels que ceux fournis par les géants américains du numérique, en réponse aux menaces douanières de Donald Trump.
Le diplomate a également indiqué que l'accord commercial entre le Mercosur et l'UE serait appliqué à titre provisoire une fois que le premier pays du groupe l'aurait ratifié, ajoutant qu'il s'agirait probablement du Paraguay en mars.
Recul
Ce jeudi, le ministre de l'Économie et des Finances Roland Lescure, a salué, au micro de RTL, "un début de recul" de Donald Trump, qui a annoncé revenir sur ses menaces militaires et douanières, notamment 200% sur les vins et champagne français.
"Suite à des réactions extrêmement fermes, des Européens, notamment la France par la voix du président de la République à Davos avant-hier, il y a un début de recul", dit Roland Lescure. Cependant, le ministre de l'Économie et des Finances veut être "vigilant".
"On est que le 22 janvier et le 1er février est dans neuf jours, il peut se passer beaucoup de choses", affirme-t-il. "Voyons si ça se confirme", mais "c'est un premier bon signe", martèle Roland Lescure qui salue la "désescalade".











