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Le remaniement du gouvernement est dans toutes les têtes au PS

Le remaniement du gouvernement est dans toutes les têtes au PS

Après la déchéance de nationalité, un autre casse-tête attend l'exécutif : le remaniement gouvernemental. Il devrait avoir lieu dans les prochains jours. Laurent Fabius est donné partant pour le conseil Constitutionnel, tandis que Ségolène Royal lorgnerait sur le Quai d'Orsay. François Hollande et Manuel Valls ont du pain sur la planche pour créer la meilleure équipe gouvernementale possible, en cette dernière année du quinquennat.

Hollande souhaite "un état de droit protecteur" contre le terrorisme

Hollande souhaite "un état de droit protecteur" contre le terrorisme

Présent ce matin à l'école nationale de la magistrature à Bordeaux, François Hollande a "entendu les craintes" des magistrats face à la réforme de la procédure pénale. Le président de la République a tenu à les rassurer. "Aucune des mesures permises par l'état d'urgence n'est introduite dans ce texte", a-t-il déclaré. "Cette loi, si elle est votée, ne constituera donc pas un état d'urgence permanent, mais un Etat de droit protecteur de la société et des libertés", a-t-il ajouté. François Hollande a également précisé que ce projet de loi n'enlevait rien aux attributions de la justice.

Jean-Marie Le Pen: "Ménard et Collard feraient mieux de se mêler de leurs affaires"

Jean-Marie Le Pen: "Ménard et Collard feraient mieux de se mêler de leurs affaires"

Invité de BFM Story vendredi soir, Jean-Marie Le Pen a réaffirmé son opposition au changement de nom du Front national. "Est-ce que Moët et Chandon va décider de changer son nom en Collard-Ménard? En plus un champagne sans bulles. C'est curieux, ceux qui proposent le changement de nom ne sont pas membres du FN. Ils feraient mieux de se mêler de leurs affaires plutôt que de celles du Front. Ca me paraîtrait être une erreur de changer de nom pour Bleu Marine. Le FN doit rester ce qu’il est, son nom est glorieux, il a été porté par des dizaines de milliers de militants", a-t-il assuré.

Quand Jean-Marie Le Pen s'essaie à l'imitation

Quand Jean-Marie Le Pen s'essaie à l'imitation

Jean-Marie Le Pen était reçu par Olivier Truchot vendredi soir dans BFM Story. Le cofondateur du FN a insisté sur l'importance de mener un combat sur les idées du Front national. Pour critiquer "cette espèce de mode du 'changisme'", le député européen s'est lancé dans une imitation de Georges Bidault, président du gouvernement provisoire de la République française en 1946. "Quand il n'est pas nécessaire de changer, il est nécessaire de ne pas changer", a-t-il récité avec une voix rocailleuse.

Mamère: "Le Premier ministre est en train de montrer des formes de bonapartisme"

Mamère: "Le Premier ministre est en train de montrer des formes de bonapartisme"

Noël Mamère a déclaré que le gouvernement Valls "avait le goût des bottes qui claquent" à l'Assemblée nationale ce vendredi. Dans BFM Story, le député écologiste a maintenu ses propos, affirmant que le Premier ministre "joue l'autoritaire et est en train de montrer des formes de bonapartisme". "Il veut que tout le monde soit derrière lui au nom d'une sorte de pacte passé avec le président de la République au lendemain des attentats", a déclaré Noël Mamère en évoquant le "serment de Versailles". Il considère que la révision de la constitution est un recul des libertés des français et ouvre la porte à une "société de la suspicion".

Coronado brandit le livre de Taubira et rappelle que Hollande était contre la déchéance en 2010

Coronado brandit le livre de Taubira et rappelle que Hollande était contre la déchéance en 2010

Le député écologiste Sergio Coronado a brièvement brandi vendredi depuis la tribune de l'Assemblée nationale le livre de l'ex-garde des Sceaux Christiane Taubira, "Murmures à la jeunesse", pour appuyer ses critiques de la mesure de déchéance de la nationalité. Le député EELV binational, a cité les positions passées de François Hollande, Manuel Valls et Ségolène Royal en 2010 quand Nicolas Sarkozy souhaitait étendre les crimes qui impliqueraient une déchéance de nationalité.

Myard fustige les "gauchistes décadents" sur la déchéance de nationalité

Myard fustige les "gauchistes décadents" sur la déchéance de nationalité

Le député LR Jacques Myard, à la prose si particulière, a défendu vendredi le projet de révision constitutionnelle porté par le gouvernement. "On s'est dit 'la pentecôte descend finalement sur l'Elysée'", a-t-il ironisé en évoquant l'annonce sur la déchéance de nationalité de François Hollande au congrès de Versailles. "Il faut avoir sacrée dose d'irresponsabilité pour ne pas regarder la réalité en face", a-t-il fustigé en évoquant des propos de "gauchistes décadents". "La sécurité c'est un peu comme l'amour, c'est une affaire d'expérience et de pratique", a-t-il enfin lancé en conclusion pour défendre une nouvelle fois la Russie et appeler à ne pas se tromper d'ennemi.

Manuel Valls a défendu la révision de la Constitution devant l'Assemblée Nationale

Manuel Valls a défendu la révision de la Constitution devant l'Assemblée Nationale

Devant les députés, Manuel Valls est monté à la tribune ce vendredi pour défendre la révision de la Constitution. Le Premier ministre a rappelé que "la menace terroriste est là, inédite, globale, durable". Sur ce constat, il a justifié la constitutionnalisation de l'état d'urgence, qui a notamment permis de déjouer un attentat depuis sa mise en place. Sur la déchéance de nationalité, Manuel Valls a indiqué qu'elle serait appliquée pour tous les terroristes, peu importe leur nationalité. Les députés ont maintenant jusqu'à mercredi pour voter ce projet de loi.

Quand Ciotti appelle à respecter "scrupuleusement la parole du président de la République"

Quand Ciotti appelle à respecter "scrupuleusement la parole du président de la République"

La discussion générale entamant les débats sur la révision constitutionnelle vendredi avait parfois des allures de monde à l'envers. Eric Ciotti a en effet appelé à respecter "scrupuleusement la parole du président de la République". Le député LR a également salué le "revirement courageux, lucide" de François Hollande et de ceux qui critiquaient la déchéance de nationalité lors du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy.

Projet de révision constitutionnelle: la déchéance de nationalité élargie aux délits terroristes

Projet de révision constitutionnelle: la déchéance de nationalité élargie aux délits terroristes

Sur demande de Nicolas Sarkozy, le gouvernement a choisi d'élargir la déchéance de nationalité à quiconque est l'auteur d'un délit terroriste. Les personnes qui repèrent des lieux ou font des recherches sur Internet pour identifier des cibles sont concernées par cette extension aux délits. A propos de cette décision, le Conseil d'Etat avait souligné le fait qu'il fallait être prudent, la plupart de ces infractions étant sanctionnées trop gravement. En maintenant cet élargissement, le gouvernement prend le risque de voir le Conseil constitutionnel partiellement censurer le projet de loi.

Mamère remonté contre la déchéance: "tellement d'insultes", rétorque Valls

Mamère remonté contre la déchéance: "tellement d'insultes", rétorque Valls

Le projet de révision constitutionnelle a été l'occasion d'une nouvelle passe d'armes entre Manuel Valls et Noël Mamère vendredi. Evoquant "un débat nauséabond", Moël Mamère a lancé: "vous êtes en train d'armer une bombe à fragmentation" visant de fait les binationaux". "De grâce, n'introduisez pas le ver raciste dans le fruit", a demandé le député écologiste de Gironde, mentionnant le soutien de l'extrême droite à la déchéance. "La constitution n'est pas un texte fourre-tout où l'on range les petites humeurs d'un gouvernement qui aime le bruit des bottes qui claquent", a-t-il envoyé. "Il y a tellement d'excès, tellement d'insultes dans vos propos", lui a rétorqué Manuel Valls. "Vous ne souhaitez pas cette 'union sacrée', ce rassemblement" et "nous n'avons pas la même conception de la France", a-t-il cinglé. "J'ai déjà eu l'occasion de vous le dire que nous n'avions plus grand chose à faire ensemble".

Urvoas: "La déchéance n'est pas un symbole, c'est un principe"

Urvoas: "La déchéance n'est pas un symbole, c'est un principe"

Le nouveau ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a défendu vendredi les deux articles controversés du projet de révision constitutionnelle, clamant notamment que la déchéance de nationalité "n'est pas un symbole, c'est un principe" constatant "une déchirure définitive". Dans sa première intervention dans l'hémicycle depuis son entrée au gouvernement, l'ancien président PS de la commission des Lois a sèchement riposté, notamment avec "quelques éléments de droit", à l'écologiste Noël Mamère, qui a présenté une motion de renvoi en commission et attaqué vivement les choix de l'exécutif.

Mamère à Valls: "Vous vous transformez il faut le dire en pompier pyromane"

Mamère à Valls: "Vous vous transformez il faut le dire en pompier pyromane"

Noël Mamère a présenté vendredi une motion de renvoi en commission et attaqué vivement les choix de l'exécutif lors du premier jour d'examen du projet de révision constitutionnelle à l'Assemblée. "Vous êtes en train d'instituer la présomption de responsabilité. Comme dans le film "Minority report", vous créez les conditions d'une société de suspicion", a accusé le député écologiste. "Avec ce projet de loi monsieur le Premier ministre, vous vous transformez il faut le dire en pompier pyromane", a-t-il également lancé. "C'est le finalement le Front national qui nous révèle le sens de votre loi".

Passe d'armes entre Manuel Valls et Cécile Duflot sur la déchéance de nationalité

Passe d'armes entre Manuel Valls et Cécile Duflot sur la déchéance de nationalité

La coprésidente du groupe écologiste de l'Assemblée estimé vendredi que la gauche avait "jeté aux oubliettes nos valeurs", avec la révision constitutionnelle présentée aux députés. Au sujet de la déchéance de nationalité, le dernier régime à l'avoir massivement utilisé fut le régime Vichy. "Il ne s'agit pas de faire de parallèle hasardeux. Il s'agit que cela vous plaise ou non de rappeler un traumatisme de notre histoire", a poursuivi Cécile Duflot, sous les vociférations de quelques députés. "Je vous demande seulement dans le rappel qui est fait de cette période sombre de ne pas associer la démarche et la volonté du gouvernement, et de quiconque dans cette assemblée, avec cette période que chacune d'entre nous ne peut pas supporter", lui a répliqué quelques minutes plus tard Manuel Valls sous les applaudissements.

Valls appelle les députés à voter sa révision constitutionnelle "par respect pour les Français"

Valls appelle les députés à voter sa révision constitutionnelle "par respect pour les Français"

Dans son discours défendant le projet de révision constitutionnelle à l'Assemblée nationale, Manuel Valls a appelé vendredi les députés à faire preuve de "hauteur de vue". "Ce moment exceptionnel nous met tous face aux plus importantes responsabilités", a déclaré le Premier ministre. "Par respect pour la parole donnée devant la représentation nationale par le chef de l'Etat trois jours après ces attentats, par respect pour les Français; leur courage, cette impressionnante force de caractère qu'ils ont démontrée doivent être pour nous un commandement", a-t-il lancé.

Déchéance: Valls confirme un amendement garantissant le "principe d'égalité" entre les Français

Déchéance: Valls confirme un amendement garantissant le "principe d'égalité" entre les Français

"Il est essentiel de consacrer ce principe (de la déchéance de nationalité) à l'égard tous les Français", a déclaré Manuel Valls vendredi dans son discours défendant le projet de révision constitutionnelle à l'Assemblée nationale. Le Premier ministre a défendu "un geste qui marque l'union de tous ceux qui respectent le pacte républicain contre tous ceux qui le brisent. Ce n'est pas une manière de distinguer, mais au contraire une manière d'affirmer aussi ce qui nous unit".

Un projet terroriste déjoué "grâce à une perquisition administrative", indique Valls

Un projet terroriste déjoué "grâce à une perquisition administrative", indique Valls

Le Premier ministre a annoncé vendredi à l'Assemblée que le gouvernement était "prêt à restreindre la durée de prorogation (de l'état d'urgence) à une période maximale de quatre mois, renouvelable". Défendant la constitutionnalisation de ce régime d'exception instauré après les tueries du 13 novembre, Manuel Valls a indiqué qu'un des projets d'attentats déjoués en France ces derniers mois l'a été "grâce à une perquisition administrative" menée dans le cadre de l'état d'urgence.

Yannick Jadot: "ce sont toujours les mêmes qui se représentent"

Yannick Jadot: "ce sont toujours les mêmes qui se représentent"

Invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV vendredi, Yannick Jadot est l'un des initiateurs d'un appel pour l'organisation d'une primaire des gauches et des écologistes. Le député européen a dit vouloir "secouer le système", car selon lui, "la majorité des gens qui vont voter votent contre l'autre candidat plutôt que de voter pour un candidat". Il a annoncé que cette primaire se tiendrait "en même temps que la primaire de droite". "Les gens sont asphyxiés et on leur propose un ballon d'oxygène", a-t-il déclaré. Le vrai problème pour Yannick Jadot, viendrait du fait que "ce sont toujours les mêmes qui se représentent, comme si la seule option c'était qu'ils se succèdent à eux-mêmes". De ce fait, Nicolas Hulot "ferait un très bon candidat écolo. Il incarne le renouvellement", a-t-il ajouté.