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Cap-d'Ail: des filets pour protéger les baigneurs des méduses

BFM Var Charlotte Lesage
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Pour éviter les brûlures, des communes installent des filets pour éloigner les méduses des baigneurs. Exemple à Cap-d'Ail, près de la frontière avec l’Italie.  

"On s’est fait piquer par une méduse. Ça a brûlé.” La baignade de Lou-Ann ne s’est pas passée comme elle l'espérait. La petite fille de 10 ans a été victime d’une méduse sur une plage pourtant équipée d’un dispositif pour les repousser à Cap d’Ail (Alpes-Maritimes).

Au milieu des brassards et licornes gonflables flottent de grosses bouées blanches. Elles marquent la délimitation du filet installé pour repousser les méduses. Dans l'eau de juin à septembre par la mairie, ce filet protecteur recouvre une zone de baignade de 1000 m2.

Un investissement de 16.000 euros

"Il est arrimé à quatre points, explique à BFMTV, Mike Guiral, responsable du bord de mer à la mairie de Cap d’Ail. Deux qui sont fixés et enterrés sur la plage et les deux autres, aux extrémités. Le filet fait tout le tour jusqu’au front.”

Ce dispositif, qui revient à 16.000 euros pour la commune, séduit les familles et les baigneurs. "Jusqu’à présent, on a toujours privilégié les plages où il y avait des filets pour être en sécurité pour les enfants, souligne Lydie, la maman de Lou-Ann, piquée par une vilaine méduse. Donc non, on ne pensait pas se faire piquer, mais cela doit en faire passer beaucoup moins je pense.”

"C'est plus sécurisant pour les enfants"

Et si un ou deux animaux gélatineux parviennent à se faufiler, le filet, lui, fait l’unanimité. "Je préfère qu’il soit là, c’est plus sécurisant pour les enfants”, assure une mère de famille.

Une autre soulève la présence récurrente des méduses qui peuvent transformer la baignade en mer en petit cauchemar. "C’est très important car il y a deux jours sur sept où on a des méduses”, souffle-t-elle.

Depuis le mois de juin, des préfectures alertent en effet sur la présence en grand nombre de ces animaux aquatiques, notamment dans le Var.

Dans les Alpes-Maritimes, l’idée du filet fait donc son chemin et a même tapé dans l'œil d’un élu d’opposition à Cagnes-sur-Mer. Philippe Touzau-Ménoni demande l’installation de cette protection pour contrer la prolifération des méduses.

"Le réchauffement nous fait dire que ça va devenir de plus en plus commun, à nous de faire le pas et de nous engager dans une démarche pour s’équiper”, affirme l’élu.

Les douces températures de l’eau attirent les méduses vers les plages et les courants les ramènent vers la côte.