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Elon Musk prêt à renoncer au rachat d'OpenAI à une condition

BFM Business Kesso Diallo
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D'après un document déposé au tribunal, Elon Musk renoncera à racheter la société qu'il a cofondée si elle abandonne son projet de devenir une entreprise à but lucratif.

Quelques jours après avoir proposé de racheter OpenAI, pour la somme de 97,4 milliards de dollars, Elon Musk pourrait abandonner cette idée. Comme le rapporte le site spécialisé Techcrunch, les avocats du milliardaire indiquent, dans un document déposé au tribunal, qu'il y renoncera si le conseil d'administration de la startup "préserve la mission de l'organisation" et met fin à la conversation de celle-ci en société à but lucratif.

Ayant cofondé OpenAI en tant qu'organisation à but non lucratif pour créer une IA sûre et bénéfique à l'humanité, Elon Musk accuse son patron et ennemi, Sam Altman, de l'avoir trahi en la transformant en entreprise à but lucratif plafonné en 2019. Raison pour laquelle il a à nouveau porté plainte contre OpenAI en août dernier.

Alors que cela a permis au créateur de ChatGPT d'obtenir d'immenses investissements de la part de Microsoft, il cherche à changer une nouvelle fois de statut pour générer des profits sans plafonds. Ce qu'Elon Musk veut empêcher.

Contradictions

OpenAI, de son côté, a rapidement riposté face à l'offre de rachat du milliardaire, qui est aussi devenu un concurrent de l'entreprise en lançant xAI en juillet 2023. "Non merci", lui avait répondu Sam Altman sur X, avant d'affirmer à nouveau que sa société "n'est pas à vendre" depuis Paris, à l'occasion du sommet sur l'IA. Pour le patron d'OpenAI, cette offre de rachat n'est qu'une énième tentative de "nous ralentir".

Le créateur de ChatGPT accuse en outre Elon Musk de contredire ses réclamations en justice avec son offre de rachat, comme l'indique le New York Times. Dans sa plainte, le fondateur de xAI explique que les actifs d'OpenAI doivent rester dans l'organisation à but non lucratif et "ne peuvent pas être transférés à une autre entité". Si OpenAI est devenue une entreprise à but lucratif plafonné, elle est en effet toujours contrôlée par une entité à but non lucratif.

"L'action en justice ne porte pas sur la question de savoir qui contrôle OpenAI. Il s'agit de Sam Altman et de la mauvaise conduite d'OpenAI", a alors répondu Marc Toberoff, avocat à l'origine de la plainte déposée au nom d'Elon Musk, auprès du New York Times. Selon lui, l'entreprise ne renoncera jamais à son projet de changer de statut.