Un buraliste grièvement brûlé lors d'un braquage en région parisienne

Un buraliste du Val-de-Marne a été brûlé par son taser alors qu'il tentait de se défendre (photo d'illustration). - BFMTV
Brûlé par un taser. C'est ce qui est arrivé dimanche à un buraliste du Val-de-Marne, à Vitry-sur-Seine. Alors qu'il était victime d'un hold-up, il a tenté de se défendre et d'immobiliser son agresseur avec un pistolet à impulsion électrique. Mais son arme s'est retournée contre lui.
Peu avant midi, un homme, armé, fait irruption dans la boutique. "Il est entré à visage découvert en présentant une arme de poing et en menaçant le gérant de ce bar-tabac", relate Ludovic Monier, membre du syndicat Alliance police du Val-de-Marne.
Menacé, le buraliste sort son taser et appuie sur la détente. Au même moment, le braqueur déclenche une bombe lacrymogène, dirigée sur le commerçant. La réaction est immédiate: le gaz s'enflamme au contact de l'électricité, brûlant grièvement le buraliste.
"Il avait le feu sur la tête"
Un client du gérant, témoin de la scène, raconte sur RMC ce qu'il a vu. "Ça a été très rapide, assure-t-il. J'étais venu jouer mon Loto quand d'un seul coup j'entends le patron crier: 'Appelez la police ! Appelez la police'. Et puis, il y a eu un coup de tiré et j'ai vu des étincelles, enfin du feu…".
Encore sous le choc, ce client, qui a souhaité rester anonyme, précise que "le propriétaire était brûlé, ses vêtements étaient en train de brûler. Il s'est mis torse nu… Il avait le feu sur la tête… Il n'avait presque plus de cheveux… Il est sacrément amoché…Quant aux pompiers, j'ai attendu qu'ils arrivent mais ils sont venus très vite… Tout ça a été très rapide".
Le braqueur en fuite
Selon Le Parisien, le malfaiteur a réussi à s'esquiver, emportant dans sa fuite quelques cartouches de cigarettes et un téléphone portable. Bernard Gasq, président des buralistes du Val-de-Marne, assure que ce ce débit a été agressé "plusieurs fois". "Du matin au soir, nous avons la peur au ventre".
Le commerçant, lui, a été immédiatement amené à l'hôpital du Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine. Ses jours ne sont plus en danger.












