Travail au noir au réacteur EPR: la justice tranche mardi

Vue du chantier du réacteur EPR de Flamanville (Manche), le 19 février 2014 - Charly Triballeau, AFP/Archives
Bouygues Travaux publics devrait savoir mardi à 13h30 s'il est condamné en correctionnelle dans une affaire de travail au noir de centaines d'étrangers sur le gigantesque et tumultueux chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche).
"Le recours à (l'agence d'intérim international) Atlanco n'a qu'un seul objectif, violer les règles de cotisations sociales" et trouver "une main-d’oeuvre la plus malléable possible", avait tonné lors de l'audience, le 13 mars, le procureur de la République de Cherbourg, Éric Bouillard, avant de requérir 150.000 euros d'amende contre Bouygues TP à l'issue d'une semaine de procès.
Bouygues TP et Quille, deux filiales de Bouygues Construction, et l'entreprise nantaise Welbond armatures, sont poursuivies entre autres pour recours aux services de deux entreprises pratiquant le travail dissimulé: Atlanco et la société roumaine de BTP Elco.
Le parquet a requis la peine maximale contre la "nébuleuse" Atlanco, 225.000 euros d'amende, ainsi que l'interdiction d'exercer en France. Il a demandé 80.000 euros d'amende contre chacune des autres sociétés.
Ces amendes sont "bien inférieures aux bénéfices réalisés", avait souligné M. Bouillard, soit plusieurs millions d'euros de cotisations non payées.
Entre 460 salariés - 163 Polonais, dits "détachés" et 297 Roumains - et plus de 500 sont concernés, selon le magistrat.













