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Trafic d'armes: 57 personnes interpellées en France

BFM La rédaction
Cinquante-sept personnes ont été interpellées mardi matin sur tout le territoire français dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'armes.

Cinquante-sept personnes ont été interpellées mardi matin sur tout le territoire français dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'armes. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

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Cinquante-sept personnes ont été interpellées mardi matin sur tout le territoire français dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'armes, lors d'une opération menée par 350 gendarmes.

C'est un énorme coup de filet qui a eu lieu ce mardi matin. Un vaste trafic d'armes a été demantelé en France et 57 personnes ont été interpellés de l'Ile-de-France à la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur ainsi qu'en Corse. "Parmi les 57 personnes interpellées, 49 ont été placées en garde à vue et de nombreuses armes à feu ont été saisies", a expliqué cette source. "Ces personnes sont soupçonnées d'être les clients d'une filière d'importation d'armes de collection et de guerre en provenance notamment des pays de l'Est", a-t-elle ajouté.

Ce réseau de vente d'armes, qui étaient vendues sur internet et acheminées par voie postale, avait été mis en place par un armurier de l'Aude, déjà interpellé en 2012 dans le cadre de cette affaire.

C'est la brigade de recherche (BR) de Perpignan, aidée de la section de recherches (SR) de Montpellier, qui est chargée de l'affaire.

Pistolet Glock et mitraillette Kalachnikov

Parmi les armes revendues figurent des pistolets automatiques 9 mm Glock du même type que ceux utilisés par les services de police français, des armes de guerre de type kalachnikov, des armes de collection de la Seconde Guerre mondiale, des munitions ou de simples pièces détachées.

Les armes étaient acheminées par la poste. L'enquête aurait permis de révéler plus de 1.500 transactions illégales.

Cette vaste opération s'est déroulée sur plusieurs sites, en particulier en Île-de-France, dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, en Corse ainsi que dans les Pyrénées-Orientales.

Elle visait essentiellement la clientèle et non pas l'organisation du trafic. Les investigations sont en effet parties de l'interception par les services des douanes d'un colis contenant des armes et de la mise en cause d'un armurier de l'Aude dans cette filière en 2012.

"Le trafiquant présumé revendait à des clients sans bien savoir à qui il revendait. Cela pouvait être des particuliers, des collectionneurs, voire des chasseurs". "A priori, son intérêt était purement financier. Il achetait, et faisait une plus-valule à la revente. Mais il peut aussi y avoir eu parmi ses clients des gens appartenant au grand banditisme, notamment parmi les personnes interpellées en Corse, en Ile-de-France ou en Languedoc-Roussillon".