BFM

SNCF: les contrôleurs appelés à la grève du 4 au 7 décembre

BFM D. N. avec AFP
Dans une gare de Montpellier le 30 septembre dernier, les "gilets rouges" portent assistance aux passagers.

Dans une gare de Montpellier le 30 septembre dernier, les "gilets rouges" portent assistance aux passagers. - Sylvain Thomas - AFP

Téléchargez la nouvelle app BFM
Un préavis de grève a été déposé par deux syndicats CGT et SUD, à la SNCF. Le débrayage des contrôleurs est prévu du 4 décembre au soir jusqu'au 7 décembre au matin.

Deux syndicats de la SNCF (CGT et SUD) appellent les contrôleurs à débrayer du jeudi 4 décembre au soir au dimanche 7 au matin pour défendre leurs carrières et protester contre la réorganisation des contrôles, groupés et plus systématiques, a indiqué SUD-Rail ce mercredi.

Le préavis de grève, "national", court du jeudi 4 décembre 19 heures au dimanche 7 décembre 7 heures, a précisé mercredi Nathalie Bonnet, porte-parole du syndicat.

Les deux syndicats, respectivement première et troisième organisations, estiment que le dispositif "agent seul", laissant à certaines heures le conducteur seul agent à bord, met en danger la sécurité des conducteurs et bouleverse le métier des contrôleurs.

De "l'effet dissuasif de la présence humaine dans les gares et les trains"

Déjà à l'oeuvre sur près d'un train sur deux en France, selon la SNCF, ce dispositif a mis fin à une présence systématique du contrôleur à bord, au profit de contrôles ciblés par des brigades de plusieurs agents. 

Sur la ligne Paris-Beauvais, où il est expérimenté depuis juillet, ce dispositif rencontre l'hostilité d'une partie des conducteurs, qui ont exercé de manière répétée leur droit de retrait avec le soutien de tous les syndicats du réseau nord.

S'agrègent à la grogne d'autres motifs, comme la défense des déroulements de carrière et la contestation plus générale d'une politique qui conduit, selon les deux syndicats, à la "déshumanisation des gares". "Nous considérons que la présence humaine dans les gares et dans les trains a un effet dissuasif", précise un porte-parole de la CGT-Cheminots, pour qui la SNCF "cherche à faire des économies pour financer la réforme ferroviaire", qui au 1er janvier réunira la SNCF et Réseau ferré de France, le gestionnaire du réseau.