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Rythmes scolaires : les syndicats s’attendent à une grosse mobilisation mardi

BFM Mathias Chaillot avec Pauline Baduel
A Lyon, 8 enseignants sur 10 seront en grève selon un syndicat.

A Lyon, 8 enseignants sur 10 seront en grève selon un syndicat. - -

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Mardi, les enseignants sont appelés à faire grève contre la réforme du rythme scolaire, qu’ils souhaitent repousser à 2014. Pour eux, et pour certains parents, la réforme sera coûteuse.

La réforme des rythmes scolaires, ils n’en veulent pas, ou en tout cas, pas tout de suite. Mardi, les instituteurs feront une nouvelle grève pour demander le report de la réforme à la rentrée 2014 à l'appel du SNUipp-FSU, le principal syndicat du premier degré. Le ministère prévoit 30% d'instituteurs grévistes, le SNUipp-FSU en annonce près de 60%, soit bien plus que le 31 janvier, journée de mobilisation des fonctionnaires sur le pouvoir d'achat. Le ministère avait alors recensé 18% de grévistes.

« Une mobilisation quoi sera extrêmement significative »

Sébastien Sihr, le secrétaire général du SNUipp-FSU, croit à une mobilisation massive. « C’est une mobilisation quoi sera extrêmement significative. Nous estimons que près de six enseignants sur dix seront en grève. Nous savons qu’il y a des départements très fortement mobilisés, comme dans le Rhône, à Lyon, où 8 enseignants sur 10 seront en grève, ou des départements comme les Alpes Maritimes, la Gironde, où on sera à près de 70% de grévistes ».

« Je ne vois pas l’intérêt »

La réforme a aussi fait quelques mécontents chez les parents. Benoit, 33 ans est père de deux enfants à Paris. L’arrivée de l’école le mercredi lui a déjà fait perdre sa nounou. « Là, on a une nounou. Lui retirer le mercredi matin, ce n’est absolument pas intéressant pour elle, donc on va avoir beaucoup de difficultés à trouver quelqu’un pour garder les enfants », regrette-t-il. « Donc, nous on va être obligés de se retrouver peut-être une baby sitter, une étudiante qu’on va payer au noir, on ne va pas pouvoir déclarer, donc pour nous financièrement ce n’est pas bon du tout. C’est un changement important de rythme pour les enfants, mais aussi pour les parents, franchement je ne vois pas l’intérêt ».

« On ne peut pas prendre des journées tout le temps »

La journée de mardi risque donc d'être synonyme de galère pour les parents. Aline, mère de deux enfants, optera pour une solution radicale dans sa ville de Boos, en Seine Maritime : « En fait on y va un petit peu au forcing, on dépose les enfants quand même le matin, ils prennent le risque de les prendre, tout en nous précisant qu’ils ne sont pas dans la sécurité requise pour faire un service minimum. Si jamais il y a un problème, un feu où je ne sais pas quoi, ils n’auraient pas le minima pour accueillir des enfants. Maintenant, on essaye de les mettre dans la famille, on essaye de prendre des journées, mais on ne peut pas prendre des journées tout le temps, ce n’est pas évident ».