Que deviennent les migrants après l’évacuation du campement Porte de la Chapelle?

Près de 2.500 migrants ont été évacués du campement de la Porte de la Chapelle. - Eric Feferberg - AFP
Ils sont plus de 2.700 migrants à avoir quitté la Porte de la Chapelle ce vendredi. Au petit matin, l'évacuation de ce camp de fortune a commencé alors que les migrants vivaient depuis des semaines dans des conditions de vie et d'hygiène très dégradées.
Après être passés par un sas et une zone d'attente où ils ont reçu de l'eau et de la nourriture, ils sont montés dans la soixantaine de bus affrétés, laissant derrière tentes, matelas et couvertures. Ces migrants sont progressivement acheminés vers 17 structures d'hébergement situées en Ile-de-France, essentiellement des gymnases.
Une mise à l'abri avant une nouvelle réorientation
Mais cet hébergement ne sera que provisoire. Une fois sur place, ils seront reçus par des bénévoles et des associations chargés de les informer sur leurs droits. Ils pourront aussi bénéficier d'un diagnostic social et sanitaire. Dans le même temps, ils pourront être réorientés dans d'autres structures ailleurs en France.
"Une fois mis à l'abri, les intéressés pourront par ailleurs bénéficier d'une proposition d'orientation vers un dispositif d'accueil adapté à leur situation, sur l'ensemble du territoire national", précise la préfecture d'Ile-France.
Dans ces structures, Centres d'accueil pour demandeur d'asile (CADA) ou encore Centres d'accueil et d'orientation (CAP), les migrants sont accompagnés pour entamer des démarches administratives. Ils pourront notamment préparer leur dossier de demande d'asile pour la France ou un autre pays de l'Union européenne.
Des évacuations qui se suivent
Mais cette 34e évacuation à Paris depuis juin 2015, ne signe pas la fin des campements de fortune dans la capitale. Après chaque démantèlement, les migrants viennent se réinstaller à proximité du centre humanitaire de la Porte de la Chapelle. Ce centre d'orientation pour les primo-arrivants devait pourtant permettre d'endiguer la formation de ces camps, mais la structure de 400 places mise en place par la mairie de Paris n'arrive pas faire face aux arrivées quotidiennes.
A ce titre, la municipalité réclame la création de centres similaires dans d'autres villes françaises et notamment le long des parcours des migrants. La maire de Paris Anne Hidalgo a par ailleurs plaidé jeudi pour une loi sur l'accueil des migrants et l'intégration des réfugiés. Le ministère de l'Intérieur doit quant à lui présenter des mesures sur le sujet dans quelques jours.












