Pour le neveu de Vincent Lambert, "l’affaire se termine aujourd’hui"

François Lambert. - BFMTV
Il avait fait part de son soulagement quelques minutes après l'annonce de la mort de Vincent Lambert. Son neveu s'est exprimé plus longuement face à la presse ce jeudi en milieu de matinée pour réitérer son sentiment. "C’est un soulagement, ce n’est pas triste, confie François Lambert. Ça remet les choses dans l’ordre, c’est ce qu’on attendait depuis des années, on y était préparé depuis des années. C’est un peu le rationnel qui prend le dessus."
Depuis des années, François Lambert, proche de la femme de Vincent Lambert, se battait pour que les traitements qui maintenaient en vie son oncle soient stoppés. "Vincent était en état végétatif, il n’aurait pas voulu vivre comme ça, estime-t-il. Par respect pour lui, il ne fallait pas continuer à le maintenir dans cet état. Il a pu partir dans les meilleures conditions possibles actuelles. J’espère qu’il repose en paix."
François Lambert préfère désormais se tourner vers les prochains jours, et notamment l'enterrement de Vincent Lambert. "Ça va être un moment fort et intime ça serait bien que ça reste intime", a-t-il insisté, concédant toutefois qu'il y aura certainement "deux camps" et qu'"au maximum des attitudes culpabilisantes de la part du camp d’en face".
Changer la loi
"Pour moi, l’affaire Vincent Lambert se termine aujourd’hui", poursuit François Lambert. Mais à la question de savoir si cette fin va permettre d'apaiser les tensions familiales, il estime qu'il n'y a pas de sujet. "C’est un peu une rupture irréversible, mais ce n’est pas un drame, juge le neveu de Vincent Lambert. Il n’y a pas de raison d’essayer de rabibocher quelque chose. Si on ne n’entend pas, on s’entend pas, ce n’est pas grave".
Pour lui, l'essentiel était que les soins de Vincent Lambert cessent, "c’était quand même quelqu’un en souffrance". "Il fallait arrêter ses traitements, des coups de théâtre à répétition qui n’ont pas servi à grand-chose d’autre qu’à mettre en lumière certaines insuffisances", insiste François Lambert, qui s'attaque à la loi sur la fin de vie en application, une loi "contre l'euthanasie" et qui favorise une "mort lente".
"Ce qu’il s’est passé pendant 6 ans, ce n’est pas juste les pro-vie, conclut-il. Ce sont aussi des médecins qui s’opposaient à l’arrêt des traitements. C’est aussi que le médecin a toute la latitude pour maintenir ou non en vie un patient".












