Pénurie d'éthylotests: pas de PV avant le 1er mars 2013

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Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a reporté au 1er mars 2013 la date à laquelle les automobilistes seront verbalisés pour défaut d'éthylotest dans leur véhicule, « compte tenu des difficultés d'approvisionnement », a annoncé lundi la Sécurité routière.
La date limite était initialement fixée au 1er novembre, mais « compte tenu des difficultés d'approvisionnement recensées dans certaines régions », M. Valls « a décidé de reporter cette date » au 1er mars pour « permettre à l'ensemble des conducteurs de s'équiper dans de bonnes conditions et à un juste prix », ajoute la Sécurité routière.
Entre 1 et 100 € l'éthylotest
Parmi les dernières mesures de sécurité routière décidées sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la présence d'un éthylotest, chimique ou électronique, est obligatoire depuis le 1er juillet dans tout véhicule terrestre à moteur circulant sur les routes françaises, à l'exception des cyclomoteurs (moins de 50 cm3 et 45 km/h maximum).
L'amende prévue en cas d'infraction est de 11 euros.
« La loi dit qu'il faut un éthylotest en état de fonctionnement, expliquait récemment Frédéric Péchenard, le délégué interministériel à la Sécurité routière, mais notre préconisation, lorsqu'il s'agit d'éthylotests chimiques, est d'en avoir toujours deux », au cas où le conducteur en utiliserait un avant de prendre le volant et se ferait contrôler par la police dans la foulée.
Les conducteurs devront donc acquérir au moins un éthylotest chimique (dont le prix va de 1 à 3 euros) ou un électronique (à partir de 100 euros).
« Près d’un automobiliste sur deux n’a pas pu s’équiper »
« On estime à 21 millions le manque sur le marché français, rapporte Guillaume Neau, directeur marketing de Contralco, le n°1 de l'éthylotest en France. Ce n’est pas loin d’un automobiliste sur deux qui n’a pas eu l’occasion de s’équiper aujourd’hui. Les raisons sont uniquement liées à notre concurrent qui est basé en Afrique du Sud qui depuis le mois de juillet n’alimente plus le marché français et crée une pénurie. Le report de la mesure ne laissera uniquement le temps à nos réseaux d’avoir plus de produit. On ose espérer qu’avec nos concurrents en Afrique du Sud, nous pourrons résorber ce manque ».
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Depuis 2006, l'alcool est la première cause de mortalité sur les routes françaises, avec près d'un tiers des tués. Ce taux est pratiquement inchangé depuis 10 ans et bien supérieur à l'Angleterre (17%) ou l'Allemagne (10%), à consommation d'alcool quasi égale.












