Pas de pourvoi en cassation pour le meurtrier d'Agnès Marin

Matthieu, 20 ans, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre d'Agnès Marin. - Thierry Zoccolan - AFP
Il n'y aura pas de troisième procès dans l'affaire Marin. Le meurtrier de Agnès Marin, une jeune collégienne de 13 ans et ses parents ont renoncé au pourvoi en cassation. Matthieu, 20 ans, avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises du Puy-en-Velais, une peine rarissime pour le mineur qu'il était au moment des faits.
"Matthieu et ses parents ont décidé de ne pas se pourvoir en cassation, nous avons averti le parquet général et la partie civile", a déclaré Me Isabelle Mimran, une des avocate du jeune homme, confirmant une information du Monde. "Nous avions inscrit le pourvoi en cassation dans le délai légal des cinq jours après le verdict, mais ensuite nous avons décidé de ne pas le soutenir, c'est-à-dire de ne pas envoyer de mémoire, ce qui laisse l'arrêt de la cour d'appel définitif", a précisé l'avocate.
Injonction de soins
Rejugé en appel en octobre dernier, à huis clos, devant la cour d'assises des mineurs de Riom, dans le Puy-de-Dôme, pour le meurtre d'Agnès Marin, Matthieu avait vu sa peine de réclusion à perpétuité confirmée. La cour assortissait cette condamnation d'une injonction de soins. C'est l'une des raisons de ce renoncement à se pourvoir en cassation.
Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d'Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon, avait été retrouvé dans une forêt alentour sur les indications de Matthieu. Outre des violences sexuelles, l'autopsie avait révélé 17 coups de couteau.
Le jeune homme avait intégré le collège Cévenol, qui a depuis fermé ses portes, dans le cadre d'un contrôle judiciaire strict après quatre mois de détention provisoire pour le viol, un an avant, d'une autre jeune fille dans le Gard.












