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Pas de forage de schiste avant une étude, disent les industriels

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PARIS (Reuters) - Les industriels détenteurs de permis d'exploration de gaz et d'huile de schiste ont accepté jeudi d'attendre les premières...

PARIS (Reuters) - Les industriels détenteurs de permis d'exploration de gaz et d'huile de schiste ont accepté jeudi d'attendre les premières conclusions d'une étude avant d'éventuels forages en France, annonce le gouvernement.

La France posséderait de grandes réserves en gaz et huile de schiste mais les projets d'exploitation suscitent la controverse en raison des méthodes de forage, qui nécessitent d'importantes quantités d'eau et de détergents.

À l'issue d'une réunion au ministère de l'Ecologie, la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet et son homologue de l'Industrie, Eric Besson, ont annoncé qu'il n'y aurait aucun forage avant le mois d'avril au moins.

Un rapport d'étape d'une commission chargée d'étudier les conséquences environnementales de l'exploitation du schiste sera rendu le 15 avril et le rapport final le 31 mai. "Les conclusions en seront tirées avant fin juin 2011", disent les ministres dans un communiqué.

Les trois entreprises bénéficiant de permis de recherche d'huile de schiste, dans le bassin parisien et dans l'Est, acceptent de "différer le forage des puits après la remise du rapport d'étape et de n'entreprendre aucune fracturation hydraulique avant les conclusions du rapport final".

La fracturation hydraulique, pratiquée aux Etats-Unis et au Canada, consiste à injecter un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques dans la roche, afin d'attirer le gaz ou l'huile dans les tuyaux.

Des travaux visant à évaluer les ressources en huile de schiste devaient commencer à la fin du mois de février.

Le gouvernement confirme par ailleurs que les titulaires de permis d'exploration de gaz de schiste ne pourront entreprendre aucune opération technique avant les conclusions de la mission.

Les entreprises s'engagent en outre "à prolonger et à approfondir le dialogue avec les élus et la population", lesquels dénoncent une absence de transparence autour des projets d'exploitation de leurs sols.

Clément Guillou, édité par Gilles Trequesser