Paris: une manifestation pour réclamer "l'interdiction des licenciements"

Entre 1.000 et 2.000 personnes ont défilé samedi à Paris - Thomas SAMSON / AFP
Entre 1.000 et 2.000 personnes ont défilé ce samedi à Paris pour réclamer "l'interdiction des licenciements", une initiative de la CGT du voyagiste TUI rejointe par d'autres syndicats et soutenue par des politiques de gauche, dont des députés LFI.
"66 millions de procureurs anti-licenciement", pouvait-on lire sur une pancarte dans ce cortège parti peu après 14H00 de l'Assemblée nationale, en direction du siège du Medef, dans le VIIe arrondissement.
"Les salariés licenciés s'invitent dans les beaux quartiers", a tweeté la CGT Tui France, tandis que retentissait le slogan "de l'argent, il y en a dans les caisses du patronat".
Jusqu'à 601 postes supprimés sur 900
Alors que TUI, numéro un mondial du tourisme, prévoit de supprimer jusqu'à 601 postes sur 900 au sein de sa branche française, les élus CGT de l'entreprise avaient lancé cet appel à manifester.
Des dizaines de sections CGT mais aussi SUD/Solidaires de branches ou d'entreprises touchées par des plans sociaux comme Sanofi, Cargill, SKF ou General Electric se sont joints à l'initiative.
Quelques dizaines de gilets jaunes et plusieurs élus de gauche participaient à la manifestation, dont les députés de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain et Adrien Quatennens.
Décréter "l'état d'urgence sociale"
Evoquant devant la foule les conséquences économiques et sociales de la crise du Covid-19, le président du groupe LFI à l'Assemblée nationale a relevé que "beaucoup de gens croyaient que dans le malheur commun, chacun prendrait sa part".
Or "tandis que les riches se sont enrichis", "nous avons marché à 80 plans de licenciements par mois, un million de personnes sont devenues pauvres" et "des centaines de milliers" de Français n'ont plus accès à l'eau, à l'électricité voire à la nourriture, a énuméré Jean-Luc Mélenchon. Il a redit son souhait que soit décrété "l'état d'urgence sociale", assorti d'une "interdiction des licenciements pendant toute la période de pandémie".












