Paris souhaite l'ouverture de nouvelles salles de shoot

Un kit d'injection stérile destiné aux toxicomanes (illustration). - Jonathan Nackstrand - AFP
Y aura-t-il bientôt de nouvelles salles de shoot à Paris? C'est en tout cas ce que souhaite la municipalité, deux ans après l'ouverture de la première "salle de consommation à moindre risque", dans le 10e arrondissement de la capitale. Dans une interview au Monde cette semaine, Anne Sourys, maire-adjointe chargée de la santé plaide pour l'ouverture de nouvelles structures.
"Je pense qu'il faudrait à terme quatre salles à Paris et dans sa banlieue, comme le préconise la Fédération Addiction, dont une d'inhalation de crack, pour permettre une prise en charge équilibrée qui corresponde aux besoins sanitaires", explique-t-elle.
Le création d'une salle d'inhalation n'est toutefois pas prévue par la loi actuelle, souligne l'adjointe d'Anne Hidalgo qui souhaiterait une modification de la réglementation. Elle propose la création d'une "salle mobile d'inhalation" sous forme de bus, pour aller "au plus près des crackers sans créer un point de fixation sur un lieu".
Prise en charge "de ces gens en déshérence"
Le nord de Paris est particulièrement confronté au problème de la consommation de crack. Malgré les évacuations successives de la "colline du crack", un lieu prisé des toxicomanes près de la porte de la Chapelle, la situation perdure.
"On ne pourra pas éradiquer cette scène ouverte à coups d'opération de police", estime Anne Sourys qui insiste sur le besoin de prise en charge "de ces gens en déshérence".
Dans le 10e arrondissement, la prise en charge des toxicomanes au sein de la salle de shoot de l'hôpital Lariboisière n'a cependant pas tout réglé. Les riverains et des collectifs d'habitants font régulièrement état de nuisances causées par la présence de toxicomanes à l'extérieur de cette structure. "J'entends leurs plaintes, mais le bilan objectif mené à l'issue de la deuxième année montre bien que cette salle représente tout de même une amélioration en termes de santé et de sécurité publique par rapport à la situation antérieure", répond Anne Sourys.












