Nuit calme dans les quartiers nord d'Amiens

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Aucun incident à déplorer dans la nuit de mardi à mercredi dans les quartiers nord Amiens: un porte-parole de la préfecture de la Somme a fait état d'une situation « très calme » sur place.
Sept véhicules ont été incendiés dans d'autres quartiers « mais c'est hélas quelque chose de régulier dans la ville », a-t-il précisé.
Le dispositif policier, renforcé mardi par un escadron de gendarmes mobiles (environ 100 hommes), est maintenu pour l'instant, mais pourrait être revu à la baisse si le calme persistait.
Premières émeutes pour le gouvernement Ayrault
Pour le nouveau gouvernement socialiste, il s'agit du premier test important en matière de violences urbaines.
A Amiens-Nord, de premiers incidents s'étaient produits dimanche après un contrôle policier d'une dizaine de jeunes réunis pour rendre hommage à l'un de leurs camarades tué dans un accident de scooter.
La situation s'est embrasée lundi soir quand les policiers, confrontés à une centaine de jeunes émeutiers, ont essuyé des tirs de chevrotine et des jets de projectiles. Trois bâtiments publics, dont une école et un centre sportif, ont été incendiés.
Venu mardi sur place, Manuel Valls a été hué par des jeunes à son arrivée dans ce quartier récemment classé en « zone de sécurité prioritaire ».
Une zone de non-droit
Le ministre de l'Intérieur a promis la fermeté à l'égard des auteurs des violences, insistant sur la nécessité de faire respecter l'ordre républicain, et indiquant qu'il y aurait des « interpellations ». La préfecture, elle, « espère avoir tourné la page mais on ne sait jamais ».
«C'est une bonne chose que le calme soit revenu, a déclaré Sandrine, une infirmière de 35 ans qui se rendait mercredi matin à son travail. C'est bien que le ministre soit venu, ça montre qu'il est concerné et intéressé par ce qu'il se passe ».
Depuis les récentes annonces de Manuel Valls, les quartiers nord d'Amiens font partie des 15 premières « zones de sécurité prioritaire ». Ce dispositif répond à un engagement de campagne du président François Hollande.
« On dirait que certains ont décidé de montrer à l'État qu'il ne maîtriserait pas ce quartier », écrit le Courrier Picard, en évoquant la relance du débat sur les zones de non-droit.












