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"Nous n'avons pas de protection": à Paris les kiosquiers encore ouverts font face au manque d'équipement

BFM Alexia Elizabeth avec Cyrielle Cabot
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La moitié des kiosquiers de la capitale ont préféré fermer boutique, faute de moyens de protection suffisants pour lutter contre le coronavirus.

Parmi les commerces qui restent ouverts en ces temps de confinement, les marchands de journaux et les kiosquiers parisiens. Malheureusement, ces derniers ne disposent que de très peu de moyens pour se protéger du coronavirus. La plupart n'ont même pas accès à point d'eau pour se laver les mains. 

"Les gens ont envie de lire", explique Nicolas Chopin, propriétaire d'un kiosque rue de la Jonquière, à Paris. "Les premiers jours du confinement, il y avait beaucoup d'affluence. C'est agréable. Parfois on revoit des gens qu'on n'a pas vus depuis un certains temps". 

Décider de rester ouvert était néanmoins un choix risqué pour ce kiosquier. Au départ, son collègue et lui ne disposaient d'aucune protection: pas de masque, de gants ou de gel hydroalcoolique. S'ils sont parvenus à s'équiper, c'est grâce à la solidarité des clients.

"Nous n'avons pas de protection. Des clients nous fournissent des masques de temps en temps. On commence à avoir un peu de gel hydroalcoolique, mais ce n'était pas le cas avant. Les gants, on les a au compte-gouttes", détaille Eric Aubinet, qui tient le même kiosque. "

La moitié des kiosques fermée

Face à cette situation, la moitié des kiosquiers de la capitale ont néanmoins préféré fermer boutique. "J'ai fermé un jour avant le début du confinement", explique Benoît Larigaldie, propriétaire d'un kiosque avenue de Wagram.

"La veille, une femme m'avait toussé dessus, à moins de 20 cm de moi. On martèle depuis des semaines qu'il faut faire attention mais les gestes barrières ne sont pas toujours respectés."

En prenant cette décision, Benoît Largaldie a été obligé de mettre au chômage partiel ses employés. Il perd par ailleurs tout son chiffre d'affaires. Mediakiosk, l'organisme qui gère les kiosques parisiens a néanmoins assuré avoir fait une demande d'aides exceptionnelles auprès de l'État.