Ne pas travailler autravail, une activité très répandue

Un portrait à la "Magritte". - monkeyc.net – flickr - CC
Les salariés passeraient entre une heure et demie et trois heures par jour à faire autre chose que ce pour quoi ils sont payés. Cette statistique, tirée de plusieurs études, est reprise dans l'ouvrage Travail inoccupé ou Empty Labor, de son titre original aux éditions des presses universitaires de Cambridge. Son auteur, Roland Paulsen, est un sociologue suédois de l'université de Lund. Il a étudié les causes et symptômes de cette "paresse" au travail. L'Express a recueilli les explications du chercheur.
Du non-travail choisi, mais aussi du subi
L’ouvrage, peut-on lire sur le site de l’hebdomadaire, bat en brèche un certain nombre d'idées reçues. Celle qui voudrait par exemple que les actifs travaillent et que les autres soient non-productifs. En réalité, certains travailleurs ne travaillent parfois que la moitié du temps de travail. Et la triche est partout, même si elle est facilitée pour les cadres, plus autonomes, détaille le chercheur à l’hebdomadaire.
Ce non-travail a de multiples origines: de la "vengeance"pour heures supplémentaires non payées, à un temps de repos pour certains métiers intellectuels. Certains, encore, s'enorgueillissent de berner très facilement leur hiérarchie.
Du non-travail à l'ennui
Si travailler trop dur peut s'avérer épuisant, être sous-employé peut l'être tout autant souligne le sociologue. "Certaines personnes sont profondément dépitées de se sentir sous-utilisées. Elles risquent le 'bore-out', un épuisement par l'ennui, l'opposé du 'burn-out'", confie-t-il encore à L'Express. L'ennui, la dépréciation de soi, un sentiment d'inutilité s'installent alors chez la personne désœuvrée.












