« Ne pas accabler l’enfant impliqué », dit le père du collégien décédé dans la Drôme

« Le coup porté n'a pas été violent ni prodigué pour vouloir faire mal », explique Raphaël, le père de Baptiste. - -
C’est avec beaucoup de courage que le père de Baptiste, 12 ans, décédé samedi des suites d’une malformation des vaisseaux sanguins dans le cerveau, est venu témoigner sur RMC. Son fils a été admis à l’hôpital vendredi après une altercation, « une chamaillerie », avec un de ses camarades. Ce dernier aurait frappé Baptiste qui aurait subi un deuxième choc en tombant au sol. « Le coup porté n'a pas été violent ni prodigué pour vouloir faire mal, explique Raphaël Brun, le père de Baptiste. Il y a eu un second choc lors de la chute ».
« Ça aurait pu arriver n'importe où »
Au collège, la première réaction du corps enseignant, c’est l’incompréhension. Comment Baptiste a-t-il pu se retrouver dans un tel état, au sol, alors qu’il ne porte aucune trace de coups. Alors inconscient, Baptiste est emmené à l’hôpital où il passe une IRM afin de mieux comprendre ce qu’il a pu se passer. « L’IRM a révélé une malformation des vaisseaux sanguins au niveau du cerveau. Ça aurait pu arriver n’importe où : en promenade, avec sa sœur… On ne veut surtout pas accabler l'enfant impliqué dans cette petite chamaillerie. Ils étaient copains. Ils allaient souvent chez l'un et l'autre ».
Si la décision de déculpabiliser et de ne pas accabler le camarade de Baptiste qui l'a poussé, est noble, Raphaël Brun ne veut pas non plus que la mort de son fils soit vaine. Avec sa femme, ils ont décidé de donner les organes de Baptiste : « On a décidé avec ma compagne de faire don des organes de notre fils pour les enfants qui sont en attentes d’un don. Il aurait été content de cette décision et nous en sommes fiers, même si c'est une décision difficile ».
Raphaël Brun, le père de Baptiste, était en direct au micro de Jean-Jacques Bourdin. Retrouvez ici tous les moments forts de Bourdin & Co ce lundi sur RMC.












