Moins d'embolies grâce à la baisse des ventes de pilules
En un an, le nombre d’embolies pulmonaires chez les femmes a diminué de 11%. La bonne nouvelle est liée à un changement d’habitudes dans la contraception féminine, constate une étude de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Fin 2012, une polémique avait éclaté à propos des pilules de 3e et 4e génération, accusées de provoquer des problèmes de santé. Une jeune femme avait porté plainte contre le laboratoire Bayer. A ses yeux, sa pilule était responsable de son accident vasculaire cérébral qui l’avait laissée handicapée. D’autres femmes avaient suivi sa démarche et porté plainte à leur tour.
Les pilules plus anciennes favorisées
La médiatisation des risques liés à ces contraceptifs a conduit à un changement important des habitudes des femmes vis-à-vis de la contraception.
Les Françaises et les prescripteurs ont ainsi privilégié les pilules de 1ère et 2e génération, plus anciennes. Ces dernières présentent un risque de générer des caillots plus faible qu'avec les pilules de 3e et 4e génération. L’embolie pulmonaire est justement une pathologie dans laquelle un caillot vient obstruer des vaisseaux dans les poumons. "Les résultats de l’étude suggèrent que ces évolutions récentes ont eu un effet bénéfique et immédiat", souligne l’auteur de l’étude. Au total, 341 hospitalisations pour embolie pulmonaire ont été évitées en 2013.
Déremboursement des pilules dangereuses
Les ventes de pilules de 3e et 4e génération représentaient 50% des ventes de contraceptifs oraux depuis 2009, contre seulement 25% aujourd’hui. Les pilules de 1ère et 2e génération, elles, représentent désormais 75% des ventes en pharmacie.












