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Marseille autorise l'euthanasie des goélands "déterminés" et "sans-gêne"

BFM C.H.A. avec AFP
Un goéland

Un goéland - AFP

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Les goélands sont de trop à Marseille. La préfecture a renouvelé un arrêté pour autoriser l'euthanasie de certains spécimens, auteurs de nuisances "matérielles, sonores, olfactives et sanitaires".

"Sans-gêne", "envahissant", le goéland leucophée est dans le collimateur des autorités à Marseille. La préfecture des Bouches-du-Rhône vient de renouveler un arrêté autorisant dans certains cas à euthanasier certains de ces volatiles.

Le goéland se voit notamment reprocher "sa présence envahissante sur la ville, assortie d'un comportement territorial très affirmé", une "attitude protectrice agressive de son aire de nidification et de sa progéniture". 

Réduire les nuisances

L'oiseau fait preuve de "sans-gêne" et de "détermination (...) dans sa quête de nourriture", peut-on lire dans le texte de l'arrêté préfectoral du 12 janvier renouvelant l'autorisation accordée à la mairie de Marseille pour réduire les nuisances, "matérielles, sonores, olfactives et sanitaires", causées par le volatile.

Le texte réglementaire fonde ses conclusions notamment sur "les nombreuses fiches produites par le service d'accueil Allo Mairie de la Ville de Marseille, récepteur des plaintes d'administrés". Au nombre de 270, selon 20 minutes, qui indique qu'en 2016, "sur les 24.000 goélands que compte la ville de Marseille, 109 ont été euthanasiés".

Entrave à la nidification

Parmi les mesures préventives préconisées par l'arrêté, les services municipaux sont invités à établir un relevé des lieux de nourrissage "compte tenu de l'intérêt particulier montré par le goéland leucophée pour les ordures ménagères et certains déchets industriels".

Outre les mesures d'effarouchement ou d'entrave à la nidification, l'euthanasie peut être envisagée en cas de goéland blessé ou dans l'incapacité de voler. Les nids contenant des œufs ou des petits dans des environnements sensibles pourront aussi être détruits s'ils nuisent "à l'hygiène et à la sécurité des usagers", dans la limite de 500 spécimens par an.

En Camargue ou encore à Trouville, dans le Calvados, afin de réduire les populations de goélands, des campagnes de stérilisation des œufs sont menées. Un mélange de formol et d'huile de paraffine déversé sur les œufs empêche toute éclosion. En 2015, elle avait même utilisé un drone pour réaliser cette opération.