Marc Machin en garde à vue après une bagarre

Marc Machin est sorti du commissariat parisien le visage tuméfié et raconte avoir et frappé par des policiers. - BFMTV
Marc Machin a passé la nuit de dimanche à lundi en garde à vue. Ce dimanche vers 19 h, pour une raison inconnue, une altercation éclate entre Marc Machin et un homme, dans un quartier populaire du nord-est de Paris. Arrêté peu après la bagarre en pleine rue, Marc Machin est conduit dans un commissariat parisien. Il est ensuite placé en garde à vue.
Il est sorti du commissariat du XIXème arrondissement le visage tuméfié. Les gardiens de la paix expliquent qu'il s'est rebellé contre les personnes chargées de le surveiller et leur a asséné des coups. Lui raconte avoir reçu des coups venant des policiers sans en donner.
Marc Machin, 30 ans, a été condamné par deux fois aux assises, en 2004 et 2005 pour le meurtre de Marie-Agnès Bedot en décembre 2001. Il avait avoué en garde à vue le meurtre de cette mère de famille de 45 ans avant de revenir sur ses aveux. En appel, il avait été condamné à 18 ans de réclusion criminelle.
Reconnu victime d'erreur judiciaire
Cette affaire, aussi connue sous le nom du meurtre du pont de Neuilly (Hauts-de-Seine) a depuis été reconnue comme une erreur judiciaire en faveur de Marc Machin. Il a finalement été acquitté en 2012, au cours d’un troisième procès en révision. Une procédure rare en France, il est seulement la huitième personne depuis 1945 à avoir été acquittée par ce biais.
Car entre-temps le véritable auteur du meurtre, David Sagno s’était constitué prisonnier en 2008. Marc Machin avait été libéré quelques mois plus tard et indemnisé par la justice pour avoir passé près de 7 ans en prison à la place d’un autre. Il a touché plus de 660.000 euros de dommages et intérêts.
Deux condamnations en trois ans
Mais depuis sa libération, Marc Machin a accumulé les déboires avec la justice. Un an après sa libération, il est interpellé pour trois agressions sexuelles puis condamné en 2010 à trois ans de prison. Il obtient sa remise en liberté mais ne respecte pas le suivi socio-judiciaire imposé et retourne rapidement en prison. Il a également été condamné en avril 2013 à six mois de prison avec sursis pour recel de vol de téléphone portable et violences par le tribunal correctionnel de Paris, cinq mois après son acquittement.












