PSA : des salariés pénètrent dans un site de Poissy, causant quelques dégâts
Des salariés de PSA Peugeot Citroën ont pénétré mercredi dans le pôle tertiaire du constructeur à Poissy (Yvelines), renversant "pots de fleurs et tableaux d'affichage", selon des sources syndicales. Ces salariés voulaient manifester leur "colère", après l'annonce de 1.500 suppressions de postes supplémentaires d'ici à mi-2014.
"Plusieurs dizaines de salariés, surtout d'Aulnay, sont entrés dans le pôle d'Aulnay, quelques pots de fleurs et tableaux d'affichage ont été renversés, voilà c'est un mouvement de colère des salariés", a rapporté Philippe Julien, de la CGT Aulnay. "Les négociations sont au point zéro. Le dialogue social chez PSA, c'est de nous envoyer à Pôle emploi sans rien", a-t-il dénoncé.
Un salarié PSA a raconté, sous le couvert de l'anonymat, que des manifestants avaient "détruit des ordinateurs et des tableaux", et "tout broyé sur leur passage".
"La réelle casse, c'est celle de l'emploi: après 8.000 suppressions de postes, la direction en rajoute 1.500. On est là pour dire qu'on est en colère", a commenté Jacques Salfati, délégué CGT.
Réunion reportée
Entre "300 à 400 personnes" travaillant pour PSA Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) se sont rendus devant le site de Poissy en milieu de journée et faisaient brûler des pneus, selon des délégués CGT, syndicat qui appelait à la mobilisation. "La direction et les cinq autres organisations syndicales dénoncent ces agissements qui sont le fait d'une minorité non représentative de l'ensemble des salariés", a réagi un porte-parole de PSA.
Une réunion de négociation sur le plan social, prévue à 13H00 sur le site de Poissy, a été suspendue et reportée au 20 décembre, "le dialogue social ne pouvant se tenir sous la contrainte", a-t-il ajouté.
Concernant le plan de 8.000 suppressions de postes, "il est inchangé", a insisté le porte-parole, soulignant que le chiffre de 1.500 supplémentaires entre mi-2012 et mi-2014 concerne des départs naturels.











