Lubrizol : un tiers des réserves de l’usine «neutralisé»

Un tiers des réserves de mercaptan de l'usine Lubrizol de Rouen, ont été « neutralisées » - -
La ministre de l’Écologie et de l’Énergie, Delphine Batho, a annoncé mercredi à l’Assemblée nationale que « 10,4 tonnes de substances ont d'ores et déjà été neutralisées » à l'usine Lubrizol de Rouen, soit « un tiers de la masse totale ». La ministre n’a pas été en mesure de donner une date de fin pour les opérations.
« Un protocole est mis en place, cela prendra un certain temps », a-t-elle déclaré à propos du dégagement accidentel du gaz mercaptan, toujours en cours. « Nous préférons prendre du temps que des risques, pour que cette réaction chimique soit en permanence sous contrôle et que la cause de cette pollution soit traitée », a-t-elle affirmé, alors que la fuite de gaz a débuté lundi matin.
« La neutralisation se passe bien, il n'y a plus de mercaptan autour de l'usine », a déclaré dans la matinée le préfet de Seine-Maritime Pierre-Henry Maccioni.
Double enquête administrative et judiciaire
Selon la ministre, le gaz qui se dégage de l'usine de Rouen, le mercaptan, ne devient toxique que lorsqu'il atteint une concentration « 20 000 plus élevée que le seuil olfactif », ce qui est très éloigné des niveaux relevés depuis lundi.
Plus tôt dans la matinée, Delphine Batho avait réagi à la sortie du conseil des ministres, sur l’ouverture d’une double enquête administrative et judiciaire. Pour la ministre de l’Ecologie, cette double enquête permettra de savoir précisément « qu'elle est l'origine » (de la fuite) et savoir « s’il y a eu une faute ou s'il y a eu négligence », a-t-elle ajouté.












