Loi travail: à Nantes, manifestation tendue, mais sans heurts

Etudiants et lycéens sont descendus dans la rue le 9 mars contre la loi El Khomri. - Thomas Samson - AFP
Plusieurs centaines de manifestants, principalement des jeunes et sans présence syndicale, manifestaient ce mardi à Nantes dans une ambiance très tendue, mais sans heurts, en scandant des slogans contre le PS, la police, et en lançant des cailloux contre les journalistes.
Partis vers 15h30 de la place du Bouffay où a lieu la Nuit Debout nantaise depuis plusieurs semaines, les manifestants ont ensuite défilé en centre-ville devant la mairie, puis à la préfecture de Loire-Atlantique, derrière une banderole: "Grève, blocage et sabotage". "Mais que fait la police? Ça crève les yeux", ont scandé les manifestants, en référence à l'étudiant rennais qui a perdu l'usage d'un oeil après avoir reçu un projectile lors de la manifestation contre la loi travail du 28 avril à Rennes. "Nantes, Rennes, Solidarité!", ont-ils aussi crié, ou encore "De droite ou socialiste, l'État expulse, l'État est fasciste".
Au moins une interpellation
Cours des Cinquante-otages, ils ont visé les journalistes présents avec des cailloux en leur lançant: "Cassez-vous!". Une équipe de télévision a été brièvement poursuivie. Les manifestants ont tenté à plusieurs reprises de pénétrer dans l'hypercentre, mais sans affronter les forces de l'ordre. L'ambiance au bout d'une heure trente était très confuse, le cortège se déplaçant rapidement sans parcours vraiment déterminé. Au moins une interpellation a eu lieu vers 17h. Des abris de tramway ont été abîmés, ainsi que des panneaux publicitaires.












