Les Français ne sont jamais aussi peu partis en vacances en 15 ans

Baigneurs à Marseille, le jeudi 6 mars 2014. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE
Les vacances, il y a ceux qui partent, et ceux qui restent. Et ces derniers sont de plus en plus nombreux à en croire une étude publiée mardi par le cabinet Protourisme. Les cinq chiffres à retenir.
• 2,5 millions. C'est le nombre de Français qui ont renoncé à s'offrir des vacances ou des courts séjours payants en 2013. Seuls 29,5 millions de Français (adultes et enfants) ont séjourné au moins une nuit pour leur loisir dans un hébergement payant l'an dernier, soit 2,5 millions de moins qu'en 2012.
Depuis 2010, 3,5 millions de Français en tout ont renoncé à partir, même pour une seule nuit, en hébergement payant, selon Protourisme.
• Un tiers. C'est la part des Français qui ne sont partis ni en 2012 ni en 2013. "La crise a touché les Français plus tardivement que certaines autres clientèles européennes, mais aujourd'hui on la sent", selon le directeur du cabinet Protourisme, Didier Arino.
Net recul chez les classes moyennes et populaires
• 41%. C'est la part des Français partis en vacances en 2013, affirme l'étude. Ce qui constitue une baisse de 4 points sur un an et le taux le plus bas depuis 15 ans.
• 1.500 à 2.500 euros. Seuls 38% des foyers gagnant entre 1.500 et 2.500 euros net ont pu s'offrir un hébergement payant pour une escapade d'au moins une nuit en 2013, soit un recul de 4 points par rapport à 2012. Et seulement 23% des foyers gagnant moins de 1.500 euros (- 2 points). Soit des niveaux historiquement bas pour les classes moyennes et les plus modestes.
Mais le recul touche aussi les autres catégories de revenus, avec une baisse de 2 points chez les foyers gagnant plus de 3.500 euros, à 75%, et une baisse d'1 point pour les foyers disposant d'entre 2.500 et 3.500 euros, à 56%.
• Privé vs Public. "La sécurité de l'emploi a un impact direct", selon Didier Arino, en soulignant que 58% des employés de la fonction publique se sont offert au moins une nuit dans un établissement marchand contre seulement 41% des salariés du secteur privé.












