Le remaniement repoussé et annoncé "dans la semaine"

Emmanuel Macron dévoilera finalement "dans la semaine" son mini-remaniement, avec un nouveau porte-parole du gouvernement pour remplacer Christophe Castaner, devenu chef du parti présidentiel mais qui pourra garder son autre portefeuille ministériel.
Ce nouveau casting pourrait également prévoir un (ou une) nouvel entrant, a-t-on appris mardi soir dans l'entourage du chef de l'Etat.
Le remaniement, promis pour mardi, a été reporté aux jours suivants, le temps de soumettre les déclarations de patrimoine d'un ou plusieurs nouveaux entrants à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, selon l'Elysée. Ces vérifications, devenues obligatoires, avaient déjà retardé de plus d'une journée l'annonce du précédent remaniement en juin.
Castaner encore porte-parole pour le Conseil des ministres
Par conséquent, Christophe Castaner sera encore porte-parole du gouvernement mercredi matin et c'est donc lui qui, à ce titre, fera le compte-rendu du Conseil des ministres à la mi-journée. Il avait pourtant fait ses adieux à ce poste la semaine dernière.
Pour le remplacer, les noms qui circulaient le plus souvent ces derniers jours étaient ceux de deux très proches d'Emmanuel Macron, tous deux nommés secrétaires d'Etat en juin: Benjamin Griveaux (Economie) et Julien Denormandie (Logement), chacun étant soutenu par différents fidèles du chef de l'Etat. Mardi Julien Denormandie avait toutefois fait savoir qu'il n'avait "aucune autre ambition, aucune autre envie" que son portefeuille actuel.
Griveaux gagnant
Le poste de porte-parole devrait donc, selon nos informations, revenir à Benjamin Griveaux, 39 ans, qui obtient sa revanche après avoir échoué à obtenir la direction du parti présidentiel.
Le nouveau porte-parole n'aura toutefois plus d'autre portefeuille ministériel, comme cela avait été le cas pour François Baroin et Laurent Wauquiez sous les présidences, respectivement, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.
Benjamin Griveaux fait partie de la garde rapprochée d'Emmanuel Macron, qu'il a soutenu dès la fin 2015. Cet ex-conseiller de Dominique Strauss-Kahn, passé par le bureau national du PS, a l'expérience pour ce poste puisqu'il a été porte-parole d'En Marche pendant la campagne. Emmanuel Macron pourrait nommer un ou une remplaçant(e) comme secrétaire d'Etat à Bercy. D'où la nécessite de vérifications de patrimoine.












