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Le Fouquet's rouvre ses portes, quatre mois après les dégradations

BFM Clément Boutin avec AFP
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La célèbre brasserie parisienne Le Fouquet's a réouvert ses portes ce dimanche, quatre mois après avoir subi des dégradations lors d'une manifestation des gilets jaunes.

Tout est fin prêt. La brasserie Le Fouquet's, pillée et brûlée le 16 mars lors d'une manifestation de gilets jaunes sur les Champs-Elysées à Paris, a réouvert ses portes ce dimanche, "restaurée à l'identique", a annoncé l'entreprise dans un communiqué lundi.

"Après quatre mois de fermeture, on reprend nos repères. On retrouve le Fouquet's comme avant. Les lieux avaient été entièrement rénovés en 2017 et nous avons voulu maintenir exactement les mêmes décorations", détaillait, samedi, sur notre antenne, Géraldine Dobey, la directrice de l'établissement.

Des dispositifs de sécurité

Le groupe Barrière, propriétaire du célèbre établissement parisien, n'a pas été en mesure de donner une estimation du coût des dégâts engendrés - "en cours de chiffrage" -, ni la perte de chiffre d'affaires sur la période, mais a comparé les quatre mois de la réfection de la brasserie avec les 5 à 6 mois de travaux nécessaires pour rénover entièrement le Grand Hôtel de Dinard.

Le Fouquet's s'est dit, en outre, prêt à affronter la prochaine manifestation des gilets jaunes de ce dimanche. "Les événements du 16 mars nous ont appris à être vigilants, nous le serons demain, nous avons mis en place des dispositifs de sécurité et nous allons suivre les recommandations des pouvoirs publics", assurait Géraldine Dobey.

Vol de fourchettes

Une femme de 30 ans, soupçonnée d'avoir volé des fourchettes, un tabouret et une salière au Fouquet's, passera en procès le 11 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris.

Poursuivie pour "vols en réunion", elle avait été interpellée le 21 mars après avoir posté sur Facebook des photos d'un tabouret et de couverts du célèbre restaurant, qui s'est constitué partie civile. Elle "conteste tout" selon son avocat Arié Alimi, pour qui ces objets "étaient des dons" faits par un employé du Fouquet's.