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Le FN porte plainte contre le journaliste de France 24 expulsé

Le Front national a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse contre un journaliste de France 24 expulsé samedi soir d'une soirée de gala au congrès du mouvement, à Tours. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard

Le Front national a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse contre un journaliste de France 24 expulsé samedi soir d'une soirée de gala au congrès du mouvement, à Tours. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard - -

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PARIS (Reuters) - Le Front national annonce lundi avoir déposé plainte pour dénonciation calomnieuse contre un journaliste de France 24 expulsé...

PARIS (Reuters) - Le Front national annonce lundi avoir déposé plainte pour dénonciation calomnieuse contre un journaliste de France 24 expulsé samedi soir d'une soirée de gala au congrès du mouvement, à Tours (Indre-et-Loire).

Dans un communiqué, le parti désormais dirigé par Marine Le Pen précise avoir demandé en référé, c'est-à-dire en procédure d'urgence, une contre-expertise médicale de Mickaël Szames, qui a obtenu une incapacité de travail de 15 jours.

Il se réserve de saisir le conseil de l'ordre si l'expertise médicale confirmait que le médecin a "commis une attestation de complaisance", dit le texte.

Le FN a reconnu avoir expulsé le journaliste d'une réunion privée tout en niant que ce dernier ait été frappé.

"Selon les nombreux témoins, ce monsieur n'a reçu aucun coup et ne présentait le lendemain aucune trace d'une quelconque agression", dit le communiqué.

Le journaliste a déclaré qu'après avoir pris des photos de la soirée avec son téléphone portable, il avait été "empoigné" par des membres du services d'ordre, qui l'ont "violenté", "insulté", puis "violemment jeté dehors" après lui avoir confisqué sa carte de presse et du matériel.

Mickaël Szames assure que des insultes ont été proférées à son encontre en raison de la consonance juive de son nom.

"Il a dit que c'était parce qu'il était juif qu'il avait été expulsé. Ça ne se voyait ni sur sa carte, ni sur son nez", a répondu dimanche Jean-Marie Le Pen, devenu président d'honneur du FN, lors d'un point de presse.

Marine Le Pen a estimé lundi, sur RMC, que son père avait été maladroit. "Je suis absolument persuadée que Jean-Marie Le Pen n'avait pas de mauvaise pensée en disant cela. Il aurait pu dire: 'sur son front', cela aurait évité la polémique". Priée de dire si c'était maladroit, elle a répondu: "Oui".

Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser