La CGT ne veut plus de Tony Meilhon en prison

La gendarmerie emmène Tony Meilhon, lors de sa garde à vue. La CGT Pénitentiaire a demandé mercredi le transfèrement du meurtrier présumé de Laëtitia Perrais dans une unité hospitalière, au lendemain de sa deuxième tentative de suicide dans la prison de V - -
NANTES (Reuters) - La CGT a demandé mercredi à l'administration pénitentiaire de transférer Tony Meilhon dans une unité hospitalière, au lendemain de la deuxième tentative de suicide du meurtrier présumé de Laëtitia Perrais à la prison de Vézin-le-Coquet, près de Rennes.
"Les mesures étroites de surveillance ne suffisent plus, sauf à considérer qu'il faudrait lui affecter un agent vingt-quatre heures sur vingt-quatre", écrit Alexis Grandhaie, un responsable local de la CGT Pénitentiaire, dans une lettre adressée à la direction régionale des services pénitentiaires.
"Mais en l'état du centre pénitentiaire de Rennes-Vézin, déjà surpeuplé malgré son ouverture récente, c'est tout bonnement impossible", ajoute-t-il.
Craignant que ses collègues surveillants ne soient "cloués au pilori si le pire devait arriver", Alexis Grandhaie réclame "un transfert ou un placement rapide vers une unité hospitalière" de Tony Meilhon. Une solution mieux adaptée, selon lui, à la prise en charge de ce détenu.
Le meurtrier présumé de Laëtitia Perrais, une jeune femme dont le corps a été retrouvé mutilé dans un étang de Loire-Atlantique, a été hospitalisé mardi après avoir ingéré des médicaments. Ses jours ne sont pas en danger.
Mi-février, il avait déjà avalé les mini-doses de lessive, de crème à récurer et d'eau de javel fournies à chaque détenu, afin de protester contre "l'insuffisance de calories des repas fournis par la prison", avait rapporté le procureur de la République de Nantes.
Guillaume Frouin, édité par Patrick Vignal












