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Jihadistes de retour de Turquie: pas de "dysfonctionnement" des services français

BFM M. K. avec AFP
Il n'y a pas eu de "dysfonctionnement" des services français dans l'affaire du retour des trois jihadistes.

Il n'y a pas eu de "dysfonctionnement" des services français dans l'affaire du retour des trois jihadistes. - Sylvain Thomas - AFP

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Réunie jeudi, la délégation parlementaire au renseignement a conclu à l'absence de "dysfonctionnement" des services français dans l'affaire du cafouillage autour du retour en France de trois présumés jihadistes.

La délégation parlementaire au renseignement a conclu à l'absence de "dysfonctionnement" des services français dans l'affaire du retour de trois jihadistes présumés venus de Turquie. Réunie jeudi, elle a entendu les responsables de la police et du renseignement à propos de cet incroyable cafouillage.

La délégation parlementaire souligne toutefois "l'impérieuse nécessité d'améliorer les conditions d'échanges des informations avec les services étrangers" et "de mettre en place le plus rapidement possible le système de traitement des données passagers (PNR - Passenger Name Record)", dont "l'absence explique en grande partie les événements étudiés".

Enfin, la délégation "s'interroge sur les éventuels ajustements qui permettraient de mieux concilier les règles du code frontières Schengen avec les besoins de la sécurité nationale".

"Des manquements"

François Hollande avait estimé mercredi que "la coopération avec la Turquie (était) absolument indispensable", mais que "là, il y (avait) eu à l'évidence des manquements". 

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé l'ouverture d'une enquête de l'Inspection générale de l'administration et de la "police des polices", tandis que plusieurs députés UMP, fustigeant l'"amateurisme" du gouvernement, réclamaient des enquêtes administrative ou parlementaire. Bernard Cazeneuve a aussi promis de se rendre "prochainement en Turquie" pour éviter de nouveaux "dysfonctionnements".

La délégation, à laquelle participaient jeudi son président, le député PS Jean-Jacques Urvoas, la présidente de la commission de la Défense de l'Assemblée Patricia Adam (PS), le député UMP Jacques Myard et le sénateur PS Jean-Pierre Sueur, a auditionné le directeur central de la police aux frontières, David Skuli, le directeur général de la sécurité intérieure, Patrick Calvar, son adjoint, ainsi que son chef de cabinet et enfin le sous-directeur des affaires judiciaires à la DGSI.