INFOGRAPHIE. Covid-19 : évaluez les risques de contagion de vos fêtes de fin d'année

INFOGRAPHIE. Covid-19 : évaluez les risques de contagion de vos fêtes de fin d'année - BFMTV
Ouvrir les fenêtres 10 minutes, une fois par heure, même en plein repas de famille, sera-t-il le réflexe sanitaire des fêtes de fin d'année? Selon l'Institut Max Planck - l'équivalent du CNRS outre-Rhin - ce geste pourrait en effet aider considérablement dans la lutte contre le Covid-19. Dans un article sur cette étude publié fin novembre, le média allemand Die Zeit démontre en effet qu'une bonne aération des pièces paraît essentielle pour limiter la propagation du coronavirus dans l'air.
Grâce aux données de l'Institut Max Planck, Die Zeit a créé un simulateur qui montre la propagation du Covid en intérieur selon différents critères. Le scénario est toujours le même: une personne est infectée parmi l'ensemble des personnes rassemblées. Quelle est la probabilité qu'elle contamine d'autres personnes en présence? Différents critères sont pris en compte: le port ou non de masques, la hauteur sous plafond de la pièce...
BFMTV s'est donc basé sur ces données pour mettre au point un scénario proche de celui des fêtes de fin d'année. Dans notre scénario, plusieurs personnes sont réunies pour un dîner. Les personnes ne sont pas masquées, parlent environ 50% du temps total du rassemblement, sur un ton normal. La pièce a une hauteur de plafond standard (2,4 mètres) et ne possède pas de système de ventilation interne.
Quels sont les scénarios les plus et les moins à risque?
Comme le montre notre infographie, dans notre scénario, la durée du rassemblement et la taille de la pièce jouent beaucoup. Plus on est nombreux, dans une petite pièce, plus le risque d'infection est grand. En restant 6h d'affilée dans un salon de 15 m², sans jamais ouvrir les fenêtres, on a 53% de chances d'être infecté par une autre personne malade dans la pièce.
Un risque qui pourrait être divisé par deux (24%) en ouvrant simplement les fenêtres toutes les heures, pendant 10 minutes, comme le montre l'infographie ci-dessous. Plus la case tend vers un rouge sombre, plus le risque d'infection est grand. Plus la case tend vers le rose, plus le risque d'infection est faible.
Si l'infographie ne s'affiche pas correctement sur votre appareil, cliquez ici.
Quelle est la méthodologie de cette étude?
Attention, le postulat de base du modèle est qu'il n'y a, au début du rassemblement, qu'une seule personne infectée. Le simulateur de Die Zeit, basé sur les données de l'Institut Max Planck, calcule ensuite la probabilité de contaminer les autres participants dans la pièce, qu'ils soient trois, quatre, six ou vingt.
Ce postulat ne prend donc pas en compte la possibilité qu'il y ait deux personnes infectées dans la pièce. Et évidemment, plus on est nombreux à se réunir, plus il y a de chances que cela arrive.
Dans sa méthodologie, le média allemand rappelle le principe de son simulateur: "l'objectif principal du simulateur est de montrer comment la modification des paramètres (aérer une pièce, rester une heure au lieu de trois...) peut réduire le risque individuel d'infection. La probabilité donnée ici est une estimation et peut varier fortement dans des conditions réelles. (...) Le hasard joue également un rôle".
De la même manière, le modèle se base sur des moyennes: toutes les personnes ne sont pas aussi contagieuses les unes que les autres, la contagion baisse au fil des jours...












