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Hugo Clément réagit à son arrestation lors d'un reportage en Australie

BFM Juliette Mitoyen
Hugo Clément dans "Quotidien"

Hugo Clément dans "Quotidien" - Capture d'écran TMC

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Le journaliste, qui s'est exprimé dans Le Parisien, a passé huit heures en garde à vue.

Le journaliste Hugo Clément a été arrêté ce lundi avec son équipe en Australie alors qu'ils tournaient un documentaire sur l'environnement pour France 2. Ils ont été interpellés pendant qu'ils filmaient une action de blocage d’un port de charbon par des militants écologistes. Ces derniers s'opposaient à la construction d'une mine dans l'état du Queensland.

Hugo Clément, l'équipe de tournage qui l'accompagnait ainsi que les manifestants ont été interpellés pour intrusion sur une voie de chemin de fer. "On a été emmené en camion avec mon équipe au commissariat, où on a passé huit heures en cellule, avec un banc et des toilettes scellées", relate le journaliste au Parisien.

Dans les colonnes du quotidien, Hugo Clément a dénoncé son arrestation comme une méthode d'intimidation de la part des autorités australiennes:

"C'est ma première garde à vue alors que j'ai enquêté dans des pays beaucoup moins démocratiques que l'Australie, où le droit de la presse est censé être fondamental. Les policiers ont retenu comme charges contre nous la violation de propriété privée. C'est hallucinant. C'est une façon de nous intimider. Ils ne veulent pas que la presse internationale s'intéresse à ce sujet, qu'on vienne fouiller. Mais on continuera de faire notre travail", a-t-il déclaré.

Une volonté qu'il a réitérée avec une publication Facebook, dans laquelle il affirme que "cette intimidation" ne l'empêchera pas "de continuer à enquêter sur les dangers qui menacent la grande barrière de corail et les océans".

Libérés sous caution, Hugo Clément et les trois autres membres de son équipe de tournage devront tout de même comparaître devant le tribunal de la magistrature de Bowen en septembre prochain, ajoute Le Parisien.