Grève des écoles: le service minimum obligatoire difficile à mettre en place à Paris

Photo d'illustration. - Anne-Christine Poujoulat - AFP
Les enseignants du primaire sont en grève ce jeudi. En cause, le projet de loi pour une "école de la confiance" du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. Les professeurs craignent notamment la disparition des directeurs d'école, dans le cadre de la création "d'établissements publics des savoirs fondamentaux" qui pourront regrouper dans une même entité un collège et une ou plusieurs écoles d'un même secteur.
Si 230 écoles parisiennes sur 656 devraient être fermées ce jeudi, un service minimum d'accueil des enfants est obligatoire depuis 2008, à partir de 25% de grévistes. Dans la capitale, le dispositif est, cependant, difficilement applicable, explique Patrick Bloche, adjoint à la mairie de Paris chargé de l'éducation, sur notre antenne:
"Il y a différentes causes. Des agents ne veulent pas se retrouver dans une situation compliquée à l'égard d'enseignants qu'ils côtoient quotidiennement. Ils ne veulent pas apparaître comme des briseurs de grève."
Dans la commune de Meudon (Hauts-de-Seine), la moitié des enseignants sont en grève. Le service minimum d'accueil est, par ailleurs, entièrement assuré.
"C'est une grosse gymnastique car il faut faire en sorte de répartir l'ensemble de nos équipes d'accueil de loisirs en fonction de la fermeture et des ouvertures d'écoles", a souligné sur notre antenne Virginie Lanlo, adjointe au maire de Meudo chargée de l'éducation.
Une manifestation nationale des enseignants doit partir à 14h depuis la Place de l'Opéra.












