BFM

Fuite de gaz : « Pas de risques pour la santé », selon le ministère de la Santé

BFM P.G avec AFP
Entrée de l'usine chimique Lubrizol, à Rouen en Seine-Maritime. L'exploitation de l'suine a été stoppée, ont annoncé mardi les ministres de l'Intérieur et de l'Ecologie.

Entrée de l'usine chimique Lubrizol, à Rouen en Seine-Maritime. L'exploitation de l'suine a été stoppée, ont annoncé mardi les ministres de l'Intérieur et de l'Ecologie. - -

Téléchargez la nouvelle app BFM
L'usine chimique Lubrizol, à Rouen, d'où proviennent les émanations de gaz mercaptan, a été entièrement arrêtée. Les opérations de neutralisation de la fuite doivent commencer ce mardi soir, vers 22h. Le ministère de la Santé a confirmé qu'il n'y avait pas de risque pour la santé.

Les opérations de neutralisation de la fuite de gaz mercaptan émanant de l'usine Lubrizol, à Rouen, doivent commencer ce mardi soir, aux alentours de 22h, a annoncé la préfecture de Seine-Maritime. Elle se poursuivront une partie de la nuit, et de la nuit prochaine. Le procédé consiste à neutraliser avec de la soude le contenu du bac où une réaction chimique « inattendue » s'est produite lundi, alors qu'un additif pour lubrifiant était en cours de fabrication. Durant les opérations de neutralisation, des restrictions de circulation seront prises aux abords immédiats de l'usine. L'Etat a fait le choix de réaliser les opérations de nuit pour minimiser la gêne pour les usagers.

L'usine entièrement arrêtée

L’activité de l’usine a été entièrement arrêtée, ont annoncé plus tôt dans la journée les ministres de l'Ecologie, Delphine Batho, et de l'Intérieur Manuel Valls. Une décision qui a été prise par la préfecture de Seine-Maritime dès lundi soir, après que les premières émanations de mercaptan,gaz odorant mais « non toxique » à faible dose, ont été constatées. « L'ensemble de l'exploitation a été stoppée. Les services de l'Etat se sont immédiatement rendus sur place et, dès hier soir, un arrêté préfectoral a été pris pour stopper l'ensemble de l'exploitation », ont écrit dans un communiqué commun Manuel Valls et Delphine Batho. Les émanations ont commencé lundi matin après que l'entreprise Lubrizol, classée Seveso seuil haut (risque majeur), a détecté une réaction chimique qui s'est produite vers 08h.

Des relevés « très en dessous des seuils ayant un impact sanitaire »

Les émissions de mercaptan ont incommodés les rouennais et a été ressentie jusqu’à Paris, où les pompiers ont reçu 10 000 appels de parisiens inquiets dans la nuit de lundi à mardi, soit 3 à 4 000 de plus que pour une nuit normale.
« Les concentrations mesurées en sortie de cheminée indiquent que les seuils auxquels sont soumis les riverains sont très en-dessous des seuils ayant un impact sanitaire », assurent les ministres de l'Ecologie et de l'Intérieur. « Le seuil sanitaire est en effet 20 000 fois supérieur à son seuil olfactif, expliquant les désagréments qui ont pu intervenir du fait d'odeurs incommodantes », poursuivent-ils. « Il n'y a pas de risque pour la santé», a confirmé en fin d'après-midi la Direction générale de la Santé, qui dépend du ministère. « Exceptionnellement, certaines personnes plus sensibles ont pu ressentir les symptômes suivants : maux de têtes, vertiges, irritations oculaires et respiratoires superficielles (en particulier pour les asthmatiques), nausées voire vomissements », ajoute la DGS. « Ces symptômes sans gravité sont passagers et ne nécessitent pas de prise en charge médicale particulière ».