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Fin de carrière pour Le Di-Antalvic et le Propofan

Deux vedettes des armoires à pharmacie françaises, Di-Antalvic et le Propofan, terminent leur carrière ce mardi avec leur retrait du marché en raison des risques de décès liés à un surdosage. Ces deux antalgiques, parmi les plus consommés en France depuis

Deux vedettes des armoires à pharmacie françaises, Di-Antalvic et le Propofan, terminent leur carrière ce mardi avec leur retrait du marché en raison des risques de décès liés à un surdosage. Ces deux antalgiques, parmi les plus consommés en France depuis - -

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PARIS (Reuters) - Deux vedettes des armoires à pharmacie françaises, le Di-Antalvic et le Propofan, terminent leur carrière ce mardi avec leur...

PARIS (Reuters) - Deux vedettes des armoires à pharmacie françaises, le Di-Antalvic et le Propofan, terminent leur carrière ce mardi avec leur retrait du marché en raison des risques de décès liés à un surdosage.

Ces médicaments anti-douleur, parmi les plus consommés en France depuis des années, et leurs génériques figuraient sur une liste de 77 médicaments sous surveillance rendue publique fin janvier.

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait annoncé en 2009 le retrait progressif de cette catégorie de médicaments associant dextropropoxyphène (DXP), un opiacé apparenté à la méthadone, et paracétamol. Elle avait recommandé aux médecins de ne plus les prescrire.

Ces antalgiques, prescrits pour le traitement de la douleur d'intensité modérée à sévère, présentent des risques en cas de surdosage et leur plus grande efficacité que le paracétamol seul n'est pas démontrée.

Ces médicaments, commercialisés en France depuis plus de 45 ans, ont des effets cardiovasculaires indésirables même en cas de faible surdose, note la revue Prescrire, qui souligne une balance bénéfices-risques défavorable pour le DXP et recommande de remplacer ces produits par le paracétamol seul ou associé à la codéine.

Des décès ont été rapportés même en cas de faible surdose après une intoxication, volontaire ou non, rapporte Prescrire, faisant ainsi référence à l'utilisation de ces médicaments pour des tentatives de suicide.

Huit millions de personnes prennent régulièrement du Di-Antalvic en France, pays qui représente 95% du marché européen de ce produit. Il était délivré sur ordonnance depuis 1964. Plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne, la Suède et la Suisse, ont retiré ce type de médicament de leur marché depuis plusieurs années.

La nocivité des médicaments est un sujet sensible en France depuis qu'a éclaté le scandale du Mediator. Ce médicament, présenté comme un antidiabétique mais parfois prescrit comme coupe-faim, aurait fait de 500 à 2000 morts en France entre 1976 et 2009, alors que les risques d'affections cardiaques mortelles étaient connus depuis les années 1990.

Patrick Vignal, édité par Gilles Trequesser